Par

Rédaction L’Impartial

Publié le

6 sept. 2026 à 11h46

Nouveau départ, nouveau tracé et nouvelles difficultés.

Les 134 coureurs qui s’élançaient pour la première fois des Andelys (Eure) dimanche 30 août 2026 à l’occasion de la 79e course cycliste Rouen-Gisors ont dû braver les épreuves pour rallier à 114 km de distance la ligne d’arrivée, rue de Vienne à Gisors.

Elle sera franchie avec 50 minutes de retard en raison d’une chute collective, intervenue à 3 km seulement du départ réel donné après le passage du sommet de la côte de Fresne-l’Archevêque.

40 cyclistes à terre, 11 blessés

À la sortie d’Écouis, les conditions sont réunies pour que les coureurs encore en peloton, et roulant très près les uns des autres, démarrent sur un bon rythme.

Vent dans le dos, sur une route (RD2) dégagée et large, ils roulent à une moyenne de 75 km/h lorsque l’un des coureurs fait un écart qui entraîne la chute au sol d’une quarantaine de concurrents.

Vidéos : en ce moment sur Actu

« Nous étions encore au début de l’épreuve. Ils étaient tous encore très nerveux, c’était palpable ».

Pascal Cambour, patron de la course

Bilan : 11 coureurs sont blessés, et l’intégralité des quatre voitures médicales et de leurs équipes est mobilisée pour leur porter secours (lire l’article en page 7).

La course est interrompue le temps des soins.

« Nous ne pouvions poursuivre, sans disposer des équipes médicales au cas où se produirait un autre accident ».

Pascal Cambour

Un nouveau départ est donné 50 minutes plus tard.

« Cette fois nous avons fait le choix de donner le départ au pied de la côte de Lisors et non au sommet, pour ne pas risquer une nouvelle chute due à la nervosité et à la vitesse ».

Une première boucle avant l'arrivée a donné le ton sur l'intensité de la course
Le premier passage à Gisors avant l’arrivée a donné le ton sur l’intensité de la course. ©L’ImpartialNombreuses attaques

La course reprend avec intensité, avec de très nombreuses attaques, toutes avortées.

Il faudra attendre le deuxième passage dans la commune de La Neuve-Grange pour que Benjamin Couppey (Entente cycliste quevillaise), Quentin Bouleux (USSA Pavilly Barentin) et Solal Benetiere (Paris cycliste olympique) décident de fausser compagnie au peloton. Ils ne seront jamais rattrapés avec un écart qui atteindra au plus fort de l’épreuve près d’une minute et trente secondes sur les poursuivants.

De son côté, le peloton se scinde en deux groupes dans la deuxième moitié de la course. À hauteur de Bézu-Saint-Éloi, dans un dernier effort proche de l’arrivée, les hommes qui composent le premier groupe tentent courageusement de réduire l’écart.

« L’écart ne cessait de se réduire avec les hommes qui composaient l’échappée, à tel point que nous avons cru qu’ils seraient rattrapés avant l’arrivée ».

Mais l’attaque est trop tardive.

Le Podium avec au centre Benjamin Couppey 1er, (à droite )Solal Benetiere 3 eme, (à gauche) Quentin Bouleux 2 eme.
Le podium avec au centre Benjamin Couppey 1er, (à droite) Solal Benetiere 3e, (à gauche) Quentin Bouleux 2e. ©L’ImpartialUn trio de tête sur les pavés glissants

Ils sont trois à se présenter, après deux virages à angle droit passés à allure modérée, au bas de la rue pavée de Vienne à Gisors.

Depuis quinze minutes, la pluie s’est invitée à l’épreuve et les coureurs doivent redoubler de vigilance pour ne pas chuter dans les derniers mètres sur les pavés glissants.

À un kilomètre et demi du terme, Benjamin Couppey a placé une attaque décisive pour devancer ses compagnons d’échappée.

Cette inspiration a permis au coureur de l’EC Quevillaise de franchir la ligne d’arrivée en solitaire.

Il précède Quentin Bouleux de 6 secondes et Solal Benetiere de 9 secondes.

Le coéquipier du vainqueur, Axel Bacle, prend la quatrième place, tandis que Serkan Olgun, vainqueur des deux éditions précédentes, termine en cinquième position.

Benjamin Couppey, vainqueur de l'épreuve a donné ses premières impressions au journal l'Impartial
Benjamin Couppey, vainqueur de l’épreuve, quelques minutes après son passage sur la ligne d’arrivée. ©L’ImpartialPremière victoire de Benjamin Couppey

« Je suis vraiment très heureux de cette victoire pour ma course de reprise après cinq semaines sans compétition. Je savais que je n’avais pas mes chances lors d’un sprint massif, alors j’ai tenté ma chance à un kilomètre et demi du but. Les autres ont hésité un instant et j’en ai profité pour filer vers la ligne d’arrivée ».

À l’heure de remettre les coupes en présence du maire de Gisors José Cerqueira et de dresser le bilan de la course, Pascal Cambour se réjouissait de l’engouement constaté aux abords de la course.

Une vraie fête du vélo

« Elle a donné lieu à plusieurs événements festifs dans les villages notamment à Doudeauville-en-Vexin, ou encore avec l’équipe du comité des fêtes de Lyons-la-Forêt ou Martagny avec la clôture du festival photo. Par ailleurs, nous avons eu une quarantaine de bénévoles supplémentaires fournis par les municipalités comme celles de Sancourt ou Dangu pour la première fois, ce qui a porté à 140 le nombre total de bénévoles. Cela permet de sécuriser encore mieux les petites routes aux extrémités de la course ».

Pascal Cambour

La 80e édition déjà dans le viseur

Les organisateurs se penchent déjà sur le tracé de la 80e édition anniversaire avec un départ qui devrait de nouveau être donné aux Andelys, et un espoir :

« Voir les coureurs gravir la côte des Deux Amants et serpenter le long de la Seine à hauteur de Muids ».

Tous espèrent désormais retrouver l’an prochain la foule des spectateurs au bord des routes – certains ayant dû tourner les talons dimanche ne voyant pas arriver les coureurs suite au retard subi – pour une course en ligne qui attire toujours plus de participants.

Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.