Scénariste, réalisatrice et désormais écrivaine, Anna Ostasenko multiplie les projets artistiques. Fille d’Igor Bogdanoff, célèbre jumeau de Grichka Bogdanoff, la jeune femme de 35 ans a évoqué ce samedi 5 septembre 2026 sa relation avec son père dans l’émission C à vous présentée par Mohamed Bouhafsi, expliquant l’impact que le changement physique de l’inoubliable animateur de Temps X avait eu sur elle.

« C’était difficile à vivre », explique-t-elle, évoquant la transformation physique progressive de son père aux côtés de son jumeau, sujet sur lequel les deux hommes ont volontairement laissé planer le mystère. « Leur changement était assez désespéré, c’est une souffrance qui les a poussés à faire ça », affirme Anna Ostasenko.

Anna Ostasenko Bogdanoff sur le changement de visage de son père : « C’est difficile en tant que famille de vivre ça »

La jeune femme sort son premier roman, Rappelle-moi, ma belle, dans lequel elle tente de décrypter les mystères qui entourent son père. « Ce masque est devenu de plus en plus évident et monstrueux, le monstre qu’on montre du doigt », raconte-t-elle, interrogée sur le visage de son père, qui ressemblait de moins en moins au sien.

Dans son livre, elle écrit : « Je n’ai jamais pu me reconnaître dans le visage de mon père car il s’agissait d’un visage transformé, autre. Un visage choisi avec Grichka ». Interrogée sur cette phrase, l’écrivaine explique que son père a créé ce visage « pour s’extirper de sa propre histoire, de son enfance », afin de « devenir sa propre création ».

Un changement qui a énormément impacté la vie de famille d’Anna Ostasenko. « C’est difficile en tant que famille de vivre ça, on sent un éloignement choisi », raconte-t-elle. La jeune femme a en effet assisté aux transformations physiques de son père et de son oncle, au fur et à mesure des années.

Anna Ostasenko Bogdanoff a changé de nom à 16 ans

Souhaitant se détacher du nom emblématique et connu de tous de son père, Anna choisit de garder son autre nom, Ostasenko, à l’âge de 16 ans. « Je parle de honte, mais ce sont en réalité des sentiments plus ambivalents et complexes. Je ressens pour lui de la honte mais aussi de l’admiration », explique-t-elle.

« J’avais la délicatesse de ne pas l’interroger sur le sujet, car c’était son histoire et son choix », raconte Anna Ostasenko, qui a tout de même subi les questions des autres sur son père. « Les questions qu’on me posait étaient souvent désagréables, il y avait une forme d’intrusion malveillante », dit-elle, affirmant qu’elle ressentait une forte volonté de se protéger et de protéger son père de cette curiosité mal placée.

Article écrit en collaboration avec 6Medias