Au terme d’une semaine compliquée pour lui politiquement, entamée par un franc désaccord interne – révélé par Libération – concernant la réintégration de Marion Maréchal dans le dispositif de campagne de Marine Le Pen, le président du Rassemblement national Jordan Bardella s’est fait rudoyer sur la question migratoire.
Plusieurs candidats à l’Élysée se sont saisis d’un « protocole d’accord » fictif brandi par le trentenaire et son allié britannique, Nigel Farage, lors d’un meeting commun le 3 septembre au congrès du parti Reform UK.
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Le document prévoit, en cas d’accession au pouvoir des deux formations d’extrême droite, un « mécanisme d’évaluation des coûts complets des accords bilatéraux de protection des frontières ».
Remplacer les accords du Touquet
En échange de cette grille, censée remplacer les accords du Touquet, la France s’engagerait à récupérer les immigrés clandestins partis de chez elle pour rejoindre le Royaume-Uni, afin de les renvoyer dans leur pays d’origine.
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« Faiblesse indigne », s’est exclamé Gabriel Attal sur X, tandis que Jean-Luc Mélenchon a accusé Jordan Bardella de vouloir faire de l’Hexagone le « garde-barrière des Anglais ».
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Édouard Philippe, lui, avait aussi abondamment critiqué une autre sortie polémique, celle de Louis Aliot, maire de Perpignan et vice-président du RN, qui a insinué que Marine Le Pen « coupera le robinet » des aides à l’Ukraine si elle est élue en 2027.