Publié le

6 septembre 2026

Le salon Who’s Next s’est ouvert le 5 septembre pour trois jours dans le hall 1 de la Porte de Versailles (Paris XVe). Une édition dont la thématique « Le Dîner » symbolise la convergence autour d’une même table des différents univers du rendez-vous, de la mode aux bijoux avec le salon Bijorhca, en passant par la lingerie et le balnéaire avec Interfilière Paris, sans oublier la décoration avec Shoppe Object Paris, qui continue à prendre de l’ampleur.

MG/FNW

Les visiteurs pénètrent d’ailleurs dans cette édition par un couloir serpentant entre différentes pièces introduisant les thématiques du salon: un espace tapissé de gazon pour Who’s Next, une cuisine peuplée de dentelles et matériaux pour Interfilière, un salon à cheminée crépitante pour l’offre de décoration, et une pièce aux allures de piscine pour l’offre balnéaire et lingerie.

Une affluence internationale à la hauteur des prévisions ?

La journée du samedi 5 septembre s’est avérée très active dès l’ouverture des portes du rendez-vous, expliquent les exposants rencontrés, qui plébiscitent spontanément ce retour dans l’imposant Hall 1, à même d’accueillir l’ensemble de l’offre, après un passage par le Hall 7 à l’occasion de l’édition de janvier 2026. « Nous avons réussi à convaincre Viparis de nous laisser le Hall 1 en janvier prochain », se félicite d’ailleurs auprès de FashionNetwork.com le dirigeant du salon, Frédéric Maus.

Du côté de l’espace Private, Sheng Wei, directrice de la marque Estheme Cashmere, saluait samedi la belle dynamique observée dès l’ouverture du rendez-vous, avec une fréquentation soutenue sur toute cette première journée. Même ressenti positif du côté de Fame, où la copropriétaire de la marque néerlandaise By-Bar, Carla Highet, salue la présence d’acheteurs internationaux. « À choisir, je préférerais juillet plutôt que septembre », confie-t-elle.

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Parmi la vingtaine de délégations internationales annoncées sur cette édition, dont celles venues d’Italie, du Brésil ou de Turquie, l’Inde s’est particulièrement fait remarquer durant la journée inaugurale. Le 4e pays fournisseur de l’Union européenne en habillement était représenté par Neelam Shami Rao, secrétaire d’État indienne au textile, venu à la rencontre des professionnels dans la foulée de l’accord de libre échange Inde-UE.

Des participants qui « se posent des questions »

Avec la tenue de conférences et de tables rondes telles que “La mode est-elle devenue inintéressante ?” ou “Créer une communauté grâce à la sélection de contenus : comment réussir dans l’économie de l’expérience”, Who’s Next a également bénéficié d’une affluence certaine sur la journée du dimanche 6 septembre.

Comme souvent, WSN a su rompre l’aspect cyclique du rendez-vous, en proposant notamment un espace alloué au service de vente directe par vidéo WhatNot, via ses diverses zones WSN Academy ou encore avec un “Denim District” regroupant les tenues upcyclées de onze créateurs. Sans oublier un corner Kiliwatch et l’exposition de pièces du designer Julien Westerling.

Mais, si les professionnels ont fait le déplacement, les rendez-vous, eux, sont restés pour certains moins nombreux qu’espéré. “Les personnes passent sans regarder, il y a peu de business, tous stands confondus. Ceux qui en font ont déjà prévu des rendez-vous avec leurs clients habituels”, relève un agent en charge de la marque Marc O’Polo. Une tendance “mentalité” qu’il attribue aux salons français.

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“Il y a beaucoup de marques qui se posent des questions [sur la rentabilité d’une participation au salon]”, ajoute-t-il, pointant les enjeux d’arbitrage, du prix des stands aux questions de calendriers. Des acteurs de la chaussure évoquent en exemple la proximité calendaire de Step Ouest (Nantes), Shoes Expo Sud Ouest (Toulouse) et Salon Promo-Chaussures de l’Est (Colmar). Ce qui n’empêche pas une dynamique sensible sur le grand salon parisien.

Ainsi, au deuxième jour du salon, nombres d’exposants indiquent avoir pu échanger avec de nouveaux clients potentiels, qu’ils soient français ou italiens. « Le marché commence à nouveau à donner de la satisfaction », indique Alberto Salgarello, directeur des ventes chez Minoronzoni, dont la marque Tosca Blu présente sa nouvelle collection au salon. « Le marché français représente en ce qui le concerne un bon potentiel », poursuit-il, alors que Tosca Blu est plus que jamais en quête de distributeurs par-delà les frontières de son Italie natale.

Fort de ses 900 exposants, le rendez-vous professionnel fermera ses portes le lundi 7 septembre après une dernière journée notamment rythmée par des conférences sur la facturation électronique, les labels responsables ou encore l’avenir des bijoux vintage. Côté visiteurs, cette journée durant laquelle sont traditionnelement nombreux les indépendants multimarques, est attendue de pied ferme par les marques.

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