La tribune Ganay, pas pleine au coup d’envoi, s’est soudain à moitié vidée, alors qu’il restait cinq minutes dans le temps réglementaire et que la rencontre avait déjà réservé plusieurs retournements de situation. Le penalty transformé par Lassine Sinayoko (85) venait de faire définitivement basculer le match en faveur des Parisiens et les Marseillais n’y croyaient plus, en une troisième égalisation, en cette équipe faite de bric et de broc (des retours de prêt par-ci, des joueurs qui ont refusé de partir par-là, quelques cadres ou jeunes pour entourer le tout), en leur OM tout simplement, qui concédait dix minutes plus tard une deuxième défaite en trois matches de championnat, comme la saison dernière.

Celle-ci est moins nette que la précédente, à Monaco, et il a fallu une faute de main évitable du pauvre CJ Egan-Riley pour décider du sort des hommes de Bruno Genesio, pas déshonorants offensivement mais catastrophiques défensivement.

Gomes et Gouiri avaient une balle de 3-2

L’analyse est forcément biaisée par le résultat final, et, après une kyrielle d’occasions franches en première mi-temps (Gomes, Weah, Emerson, Paixao…) et deux égalisations par Amine Gouiri (8, 54), les…