À 13 ans, le prince George s’apprête à faire sa rentrée à Eton College, prestigieux pensionnat britannique où son père William et son oncle Harry ont étudié. Entre traditions séculaires, uniforme obligatoire et frais de scolarité élevés, le futur roi va découvrir une institution aussi réputée que controversée.

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Pour un héritier au trône d’Angleterre, c’est un passage quasi obligé. À 13 ans, le prince George va faire mardi sa rentrée des classes à Eton College. Vieux de six siècles, le pensionnat réservé aux garçons de la haute société britannique est l’un des plus prestigieux du pays, l’un des plus secrets aussi. L’école ne diffuse que de rares images de ce qui se passe à l’intérieur. Les journalistes sont interdits et les touristes à peine tolérés devant la porte d’entrée. « On a jeté un œil aux salles de classe à travers la fenêtre et on se croirait au XVIIIe siècle », confie l’un d’eux. « Il va avoir une bonne éducation ici. J’espère qu’il le vivra bien d’être loin de sa famille », ajoute une autre.

À Eton, George va suivre les pas de son père William, entré en 1995, accompagné à l’époque de ses parents Diana et Charles, mais aussi de son frère cadet Harry. Trois ans plus tard, ce dernier passe les portes du pensionnat sous l’œil de dizaines de paparazzis. Un élève pourtant presque comme les autres, se souvient Bobby Seagull, ancien élève d’Eton College : « On a joué au foot ensemble. Il était sympa. Je me souviens, Harry avait souvent avec lui deux agents de sécurité. » Entré à Eton grâce à une bourse, celui qui est aujourd’hui mathématicien a vécu deux ans au cœur d’une institution marquée par les traditions. Il raconte : « C’était très compétitif. À la fin des examens, ils affichaient le classement et on voyait où on se situait, de la première à la 250e place. »

Réputé timide, le prince George devra se faire aux rites de sa nouvelle école et surtout à son uniforme, le même depuis 1850. Un complet en laine que les élèves doivent porter chaque jour dès le petit-déjeuner. Depuis 50 ans, des enfants de famille royale, mais aussi de futurs diplomates ou ministres sont passés par l’atelier de David Coulthard, tailleur qui, nous l’assure, ne fait aucune différence entre les élèves.

Un semblant d’égalité pour un établissement aussi révéré que critiqué au Royaume-Uni. Outre que les filles n’y sont pas acceptées, Eton est souvent brocardé pour ses astronomiques frais de scolarité. 75 000 euros par an que William et Kate, les parents du prince George, devront eux aussi évidemment payer.