Il est près de 6h du matin, la fin d’une nuit arrosée en terrasse d’une brasserie parisienne, quand une altercation éclate entre deux tablées, entre le 18 et le 19 mars 2022. L’ancien international de rugby, Federico Aramburu est à l’une d’elles, avec son ancien coéquipier et ami Shaun Hegarty. Ce dernier s’est confié dans l’émission Les pieds sur terre de France Culture. « Tout se mélange, mais le service de sécurité nous sépare ». Mais quelques centaines de mètres plus loin, nouvel affrontement, et cette fois, des coups de feu sont tirés.
« Je me retrouve avec Federico qui est allongé sur le boulevard, je le prends dans mes bras et je dis Federico, c’est bon, relève-toi, on y va, on va dormir. Donc je suis complètement à l’ouest. Il m’a dit ‘appelle la police, je vais mourir’ et c’est là que je comprends ».
Le tireur lui est interpellé 4 jours plus tard : Loïc Le Priol, ancien militaire et militant d’extrême droite.
« Ce dossier ne doit pas être regardé sous le prisme des 2 vilains nazis contre les 2 gentils rugbymen », explique son avocat son avocat Xavier Nogueras. « Si on part là-dedans, on n’aura pas la vérité. Ce dossier doit s’analyser sous le prisme de quatre virilités toxiques qui se sont retrouvées à 6h du matin ivres. Près de 2 grammes d’alcool dans le sang et ça a dégénéré. »
Et si Loïc Le Priol reconnaît avoir tué Federico Aramburu, il nie toute intention homicide et parle de légitime défense. Le procès est prévu pour durer 3 semaines jusqu’au 25 septembre prochain.