M. Aoun a qualifié les frappes aériennes israéliennes du 6 septembre, qui ont endommagé des installations gouvernementales et détruit un hôpital désaffecté, d’« escalade dangereuse… qui s’est étendue aux institutions étatiques et aux installations médicales libanaises ».

Le président libanais a appelé la communauté internationale, et notamment les États-Unis, à « agir d’urgence pour mettre fin à ces violations ». Washington a joué un rôle déterminant dans les pourparlers directs entre Israël et le Liban et a également parrainé l’accord-cadre conclu entre les deux pays en juin.

president-donald-j-trump-hosts-a-bilateral-meeting-with-president-of-lebanon-joseph-aoun-in-the-oval-office-55414053366.jpg Le président libanais Joseph Aoun et le président américain Donald Trump en juillet 2026. Photo : Maison Blanche

Le ministère libanais de la Santé a annoncé que deux personnes avaient été tuées lors de frappes aériennes à Nabatieh al-Fawqa, tandis que deux autres femmes ont péri dans le village voisin d’Arab Salim. Vingt personnes, dont plusieurs femmes et trois enfants, ont été blessées dans les environs de Nabatieh al-Fawqa, dans la ville de Nabatieh et dans la localité de Kfar Rumman. Le ministère a ensuite indiqué que trois autres personnes avaient été tuées lors d’une frappe aérienne visant un parking près de Nabatieh.

Le maire Nabatieh Abbas Fakhreddine a déclaré : « Le gouvernement libanais doit agir… et au moins protéger ses propres institutions », ajoutant que c’était la deuxième fois que des bâtiments administratifs locaux étaient endommagés par des frappes aériennes.

Le Liban a été entraîné dans le conflit plus large du Moyen-Orient en mars, après une attaque du Hezbollah contre Israël en soutien à l’Iran. Israël a riposté par des frappes aériennes et des opérations terrestres au Liban, faisant plus de 4 300 morts.

La violence a diminué depuis le cessez-le-feu conclu en juin entre les États-Unis et l’Iran, un accord qui couvrait également le conflit israélo-libanais, et qui a été suivi ce mois-ci d’un accord-cadre direct entre Israël et le Liban. Cependant, les forces israéliennes restent actives dans leur « zone de sécurité » autoproclamée le long de la frontière, qui s’étend sur environ 10 kilomètres en territoire libanais.

Source : https://congluan.vn/lebanon-keu-goi-my-va-cong-dong-quoc-te-can-thiep-khi-israel-tiep-tuc-khong-kich-post359777.html