Gaspard Paulouin était remonté comme une pendule en abordant le Grand Prix d’Is-sur-Tille, fort de récentes très belles performances. Et sur la course du SCO Dijon-Team Matériel-velo.com, il a encore prouvé qu’il faisait partie des hommes à suivre sur cette fin de saison, en s’imposant dans un sprint à trois. « La dynamique est super cool, je prends du plaisir à chaque course, c’est vraiment top ! C’est trop bien quand ça va bien comme ça », se réjouit celui qui s’était déjà imposé au Pertre. « C’est bien d’être capable de confirmer, parce qu’on sait que souvent dans le vélo, c’est facile de faire un premier résultat, et ça peut des fois être plus dur d’aller confirmer ».
Assez logiquement, la force collective des Dijonnais s’est exprimée sur la boucle difficile autour d’Is-sur-Tille. « Là, on a mis les ingrédients pour que ça marche quand même, parce qu’on est sur une course à la maison, on était 14 au départ, on a tout le temps pu jouer le surnombre. On était dans de bonnes conditions toute la course, donc personnellement, j’étais assez serein tout le long, je me sentais bien. Et à la fin ça se passe bien, tant mieux ». À trois dans un groupe de sept, le travail était plus facile. « Ça s’est fait un peu naturellement, nous on attaquait sur les zones faciles, le but n’était pas spécialement de nous mettre en difficulté entre nous, il fallait qu’on garde ce surnombre-là, donc on a un peu plus laissé faire les attaques dans les bosses dures ».
« ON N’AVAIT VRAIMENT PLUS LE CHOIX »
Le coup décisif a fini par partir, et là encore, le SCO Dijon-Team Matériel-velo.com avait le surnombre. « C’est sorti sur un faux plat. J’ai attendu Sacha (Bergaud) pour qu’il fasse le jump, et après à deux contre un, on n’avait vraiment plus le choix ». Opposés à Antoine Basset, Sacha Bergaud et Gaspard Paulouin ne se sont pas loupés. Le premier a pu mâcher le travail pour le second. « Entre nous on sait que je suis plus rapide que lui, je pense qu’il avait fait un peu plus d’efforts que moi toute la course aussi. J’ai encore mis une attaque à 3 bornes pour essayer de surprendre Antoine, parce qu’on ne sait jamais, si c’était possible de ne pas arriver au sprint, il y a toujours un monde où… ».
Gaspard Paulouin n’a pas sous-estimé son adversaire. « Je sais qu’il est quand même assez rapide. Si je peux enlever cette partie-là de l’équation, tant mieux. Mais j’étais quand même en confiance ». Il le fallait, car finalement le sociétaire de Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme n’a pas lâché le morceau, mais a dû s’incliner. « Ça s’est bien passé, heureusement ». Gaspard Paulouin est désormais prêt à monter le niveau d’un cran. « J’ai envie de continuer dans cette dynamique jusqu’à la fin de saison. Je suis super motivé jusqu’à Paris-Tours et j’espère que ça va bien se passer les prochains week-ends aussi ». Notamment à Isbergues, en Classe 1, face à des sprinteurs de renom. « Ça va être une première en Classe 1, donc je pense que le but va déjà être de découvrir. C’est compliqué d’y aller avec des objectifs. Mais si la forme va bien et qu’il y a de la réussite comme ça, ça peut être cool aussi ».