Deux vols directs par semaine entre Paris et Bolzano doivent faciliter cet hiver l’accès à Val Gardena. Avec un transfert de 40 minutes, les skieurs pourront rejoindre les Dolomites en trois heures environ, selon la destination.

Longtemps, les Dolomites ont été une promesse italienne réservée aux voyageurs patients : train de nuit, correspondances aériennes, voiture de location et longue traversée du Tyrol du Sud. Cet hiver, une nouvelle liaison directe entre Paris et Bolzano entend raccourcir considérablement le voyage.

La compagnie régionale SkyAlps prévoit d’assurer deux vols hebdomadaires entre Paris-Charles de Gaulle et l’aéroport de Bolzano-Dolomites. Une fois sur place, Val Gardena — l’une des vallées les plus réputées du massif — se rejoint en une quarantaine de minutes par la route. La destination avance un temps de trajet global de trois heures depuis Paris, vol et transfert compris. De quoi envisager plus facilement un court séjour ou un week-end prolongé, sans sacrifier une journée entière aux transports.


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Cette nouvelle route s’inscrit dans la stratégie de SkyAlps, petite compagnie régionale installée à Bolzano et lancée en 2021. Sa spécialité : désenclaver le Tyrol du Sud par des liaisons directes vers des villes européennes, là où les voyageurs devaient jusqu’ici composer avec une escale ou une arrivée à Vérone, Innsbruck, Munich ou Venise, suivie d’un transfert routier. La compagnie exploite des Dash 8-Q400, des avions à hélices de 76 à 78 places, bien dimensionnés pour ce type de desserte saisonnière.

Une autre idée du ski italien

Val Gardena, qui réunit les villages d’Ortisei, Santa Cristina et Selva Val Gardena, appartient au vaste ensemble Dolomiti Superski. Au-delà de la carte postale — les parois claires et déchiquetées du Sassolungo, classées avec l’ensemble des Dolomites au patrimoine mondial de l’Unesco — le ski y prend une dimension presque itinérante.

La vallée donne accès à quelque 500 km de pistes interconnectées et à la Sellaronda, ce circuit de 26 km autour du massif du Sella qui traverse quatre vallées ladines en une journée. Les skieurs expérimentés connaissent aussi la Saslong, théâtre de la Coupe du monde, et La Longia, descente de 10,5 km entre Seceda et Ortisei. L’ouverture des pistes est annoncée le 4 décembre.

C’est peut-être là que réside la singularité des Dolomites : on n’y vient pas seulement pour « faire une station », mais pour parcourir un paysage. Les remontées mécaniques et les pistes dessinent de grandes traversées, entre refuges, villages et cols, dans un relief spectaculaire.

Pistes, refuges et dolce vita

Val Gardena, qui réunit les villages d’Ortisei, Santa Cristina et Selva Val Gardena, appartient au vaste ensemble Dolomiti Superski.
Val Gardena OT

À l’italienne, le ski ne se résume pas à la performance. Les refuges de la vallée participent largement au plaisir de la journée, entre cuisine montagnarde, influences méditerranéennes et terrasses ensoleillées. Val Gardena met aussi en avant trois tables étoilées Michelin : l’Alpenroyal, l’Anna Stuben et le Suinsom.


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Ici, l’après-ski commence souvent avant la dernière remontée : une halte dans un refuge, un déjeuner qui s’éternise au soleil, puis le retour vers Ortisei, Santa Cristina ou Selva. Dans les Dolomites, le ski se pratique moins comme une course au dénivelé que comme une manière de traverser le paysage.

La nouvelle desserte doit donc être comprise moins comme un simple raccourci vers une station que comme une porte d’entrée plus simple vers un territoire entier, où l’on passe naturellement de la piste à la table, des grands cols aux villages ladins.

Les billets sont affichés à partir d’environ 136 € l’aller simple, taxes et frais inclus, pour un départ le 10 décembre, selon Skyscanner. Un prix d’appel appelé à varier en fonction des dates et du remplissage. La ligne est annoncée pour la saison d’hiver, jusqu’à la fin mars 2027.