Selon le premier syndicat de l’Education nationale, le compte n’y est pas du tout… Pour la cinquième année consécutive, le Snes-FSU (second degré) publie, ce lundi, son enquête sur la rentrée scolaire. Et son bilan est sans appel : « Deux établissements sur trois ont une équipe incomplète, une pénurie généralisée ».

« Contrairement aux discours optimistes du ministre, il n’y a pas un professeur devant chaque classe à la rentrée », relève l’enquête du syndicat. Selon ses décomptes, il manque au moins un professeur dans plus de la moitié (53 %) des collèges et des lycées à la rentrée. « Ce chiffre couvre les postes non pourvus et les remplacements de moyenne et longue durée dont certains étaient prévisibles ». Cette pénurie « devrait se poursuivre quand les besoins en remplacement vont augmenter en cours d’année. D’autant plus que les rectorats ont fait le choix de ne pas renouveler un nombre conséquent de professeurs non-titulaires en CDD ».

Plus des deux tiers des établissements concernés

Les chiffres du syndicat pointent également l’absence d’au moins une AESH (Accompagnant des élèves en situation de handicap) dans 17 % des collèges et des lycées. « Un nombre significatif d’élèves qui disposent d’une notification se retrouve sans accompagnement effectif ». Le nombre de Psy EN (psychologue de l’Education nationale) manquant est sensiblement le même (16 %).

Notre dossier sur la rentrée 2026

« Dans le détail, 69 % des établissements ont une équipe pédagogique et éducative où il manque au moins un personnel », conclut le Snes-FSU. « Depuis 2022, chaque rentrée a été faite par un ministre différent. Mais le cap politique reste le même : un refus de revaloriser les personnels, d’améliorer les conditions de travail qui pèse lourdement sur l’attractivité de nos métiers », souligne le syndicat. « S’étonner ensuite du recul de la France dans les classements internationaux sur l’Éducation ou des piètres performances dans les évaluations relève d’une forme d’hypocrisie insupportable. »