Il n’a pas survécu. Grièvement blessé par un tir d’arme à feu qu’il aurait lui-même déclenché, le forcené de Plourin-lès-Morlaix est décédé des suites de ses blessures, annonce le procureur de la République de Brest (Finistère). D’après Stéphane Kellenberger, « le décès du mis en cause a été constaté dans la journée du 6 septembre [dimanche] au centre hospitalier » de Brest. C’est là que l’homme âgé de 64 ans avait été pris en charge dans un état critique vendredi.

En début d’après-midi, des tirs avaient retenti aux abords du domicile de cet homme. A l’arrivée des militaires de la gendarmerie, le mis en cause était retranché et armé, à proximité d’un corps inerte. Une femme âgée d’une soixantaine d’années, voisine du forcené, était décédée après avoir été touchée par un tir. Son compagnon, âgé de 55 ans, alerté par le bruit de l’arme à feu, s’était également rendu sur les lieux et avait été grièvement blessé par balle. « Il semblait médicalement hors de danger », rassurait le procureur dans un communiqué diffusé samedi.

Vendredi, le GIGN de Nantes s’était rendu sur les lieux et le quartier avait été bouclé par les forces de l’ordre. D’après les premières constatations, l’homme aurait d’abord tué sa voisine avant de tirer sur son compagnon, puis de retourner son arme contre lui. Le contexte de ce drame n’a pour l’heure pas été précisé. « Les actes de l’enquête se poursuivent », précise Stéphane Kellenberger. L’enquête a été ouverte pour assassinat, laissant penser que les tirs étaient prémédités.