Cinquante-huit ans après les faits, et à la veille des traditionnelles cérémonies de commémoration qui se dérouleront respectivement les 9 et 11 septembre à Nice puis Ajaccio, Mathieu Paoli, le président de l’association des victimes, son frère Louis, ainsi que leurs trois avocats ont été reçus ce lundi 7 septembre par le procureur de Nice, Damien Martinelli, et la juge d’instruction en charge de l’affaire.
Des débris identifiés
À l’issue, dans un communiqué envoyé aux rédactions, le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, conclut, au regard des campagnes de fouilles sous-marines effectuées fin 2025, ayant permis d’identifier plusieurs débris de l’appareil parmi lesquels des éléments de la queue et deux réacteurs, photographies à l’appui, à la « pertinence d’une opération de relevage des principales pièces identifiées dont les réacteurs ».
En conséquence, « des demandes ont été formulées auprès de plusieurs entités susceptibles de réaliser une telle opération de relevage », avec, selon les « premiers retours d’une entité publique spécialisée », une faisabilité de l’opération d’une durée évaluée à 6 jours.
Pour mémoire, le 11 septembre 1968, la Caravelle SE-210 assurant le vol Ajaccio-Nice s’était abîmée en mer au large du Cap d’Antibes, à quelques minutes seulement de son atterrissage. La catastrophe n’avait laissé aucun survivant parmi les 95 personnes à bord, incluant 89 passagers et 6 membres d’équipage. Les circonstances exactes du drame, officiellement attribué à un incendie à l’arrière de la cabine, ont alimenté de nombreuses interrogations au fil des décennies, mais la douleur des familles et le choc pour la région sont demeurés intacts.