Bientôt deux décennies que l’association fondée par les frères Paoli existe. Onze courriers ont été envoyés à l’Élysée. Seul le premier, en 2017, a reçu une réponse signée « de la main du président. Toute la vérité doit être faite, rien n’entravera sa recherche, nous écrivait-il ». Avant que Patrick Strzoda, l’ancien préfet de Corse, devenu directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, ne soit chargé par le maître de céans de faire tampon entre les portes du Palais et la quête des victimes.

« Une volonté d’aller au bout »

Aujourd’hui, les Paoli ne veulent pas « crier victoire. Surtout pas. Néanmoins, reconnaissent-ils, il y a eu plus de progrès faits dans le dossier en une année qu’en vingt. Il y a peut-être un espoir ».

Pour la première fois, ils sentent « une volonté d’aller au bout. On nous a présenté l’opération de relevage comme une nécessité, avec le souci de ne pas traîner, et la juge a assuré qu’elle serait présente sur le bateau », tandis que malgré l’annonce tonitruante de la levée du secret-défense, en septembre 2019, le mystère était resté entier.

D’accord, Mes Stéphane Nesa, Paul Sollacaro et Philippe Soussi, conseils de l’association, pour souligner que « ce point d’étape procédural…