07 Septembre 2026•Mise à jour: 07 Septembre 2026

La présidente du Conseil italien Giorgia Meloni a appelé, lundi, à défendre les frontières de l’Union européenne afin de préserver l’espace Schengen, selon l’agence de presse publique italienne ANSA.

« Je reste fermement convaincue que l’espace Schengen ne pourra être préservé de la meilleure manière que si les frontières extérieures de l’Union sont défendues et si tous les États membres continuent de jouer leur rôle dans la lutte contre les trafiquants et l’immigration irrégulière de masse », a déclaré Meloni lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue belge Bart De Wever, à Rome.

Elle a indiqué que les deux dirigeants avaient échangé sur la gestion des flux migratoires, « après un été qui, comme vous l’avez constaté, a été très agité et a, une nouvelle fois, posé la question de la capacité de l’Europe à répondre dans ce domaine et à faire face aux crises ».

Giorgia Meloni a également insisté sur la nécessité d’interpréter et d’appliquer plus efficacement les conventions internationales.

La dirigeante italienne a par ailleurs précisé avoir discuté avec Bart De Wever des conséquences des crises internationales sur les systèmes économiques et sociaux. Selon elle, les questions de la compétitivité et des coûts de l’énergie devront être abordées lors du prochain Conseil européen.

« Les conséquences de la situation à Ormuz sur le prix des carburants, des engrais et des matières premières sont évidentes, tout comme le poids que tout cela fait peser sur nous », a-t-elle souligné.

Bart De Wever a, pour sa part, réaffirmé la nécessité pour l’Europe de devenir plus forte « dans un monde de plus en plus complexe ».

Il a également estimé qu’un cadre commun pouvait être établi en matière de défense, tout en appelant à une meilleure gestion de la migration et de l’asile.

Ces déclarations interviennent après l’entrée irrégulière d’environ 72 000 personnes à Ceuta depuis le Maroc les 30 et 31 juillet, selon les estimations officielles du gouvernement espagnol.

Cet afflux sans précédent a brièvement porté le nombre de migrants arrivés dans l’enclave à un niveau presque équivalent à celui de sa population.

Selon les estimations gouvernementales, environ 5 000 migrants arrivés lors de ces traversées massives se trouvent toujours à Ceuta, enclave espagnole d’environ 80 000 habitants.

La crise a suscité de vives critiques contre Madrid de la part d’autres gouvernements européens. Dans une lettre ouverte, 22 pays de l’UE ont estimé que la politique migratoire relativement ouverte de l’Espagne avait créé un « facteur d’attraction ».

*Traduit de l’anglais