Publié le
7 sept. 2026 à 19h56
À cause de la sécheresse, le lac du parc des sports de Sucy-en-Brie (Val-de-Marne) a perdu 70 % de son volume d’eau. Une catastrophe pour les centaines de carpes, tanches, gardons et autres perches qui le peuplent. Pour tenter de sauver la faune locale, une opération inédite s’est déroulée fin août : son déménagement massif. Deux pêches ont été nécessaires pour transbahuter des centaines de kilos de poissons vers la Marne. Olivier Trayaux, premier maire adjoint en charge des sports est revenu pour actu Paris sur cette intervention durant laquelle les équipes ont eu la surprise de tomber sur deux silures de plus d’un mètre.
Un déménagement « en douceur »
Manque d’eau, développement exponentiel de la vase… L’évacuation était urgente selon la Fédération de Paris pour la pêche et la protection du milieu aquatique. Ce sont ses équipes, une douzaine de pêcheurs avertis, et les agents de Sucy qui ont mené l’opération « avec douceur », assure le premier adjoint.
« Les poissons ont tout d’abord été rabattus […] vers la zone de pêche […] en vue d’y capturer les poissons par la méthode de pêche à l’électricité. Les opérateurs ont pêché méthodiquement chaque couloir l’un après l’autre afin de garantir que les poissons ne (s’) échappent pas », peut-on lire dans le rapport des pêches survenues les 13 et 18 août.
L’objectif : extraire les plus gros sujets, ceux qui consomment le plus d’oxygène. Ainsi, la vie dans le bassin pour les poissons restants est améliorée (plus d’espace et augmentation du volume d’oxygène dissous disponible).
Les poissons triés, ont été placés dans des cuves de transports oxygénées. La ville estime à 70 % le taux de poissons prélevés du plan d’eau. « On a versé 250 kg de poissons dans l’étang du Grandval et 340 kg dans la Marne, à hauteur de Saint-Maur. Les deux silures, de 1,30 m et de 1,50 m ont été relâchés dans la Marne.
« Depuis des années, on réclame un curage du plan d’eau à la métropole du Grand Paris – dont c’est la compétence, mais en vain », maugréé Olivier Trayaux. Pourtant, la fédération l’assure : « La réalisation d’un assec total, complété d’un curage de la partie la plus envasée, permettrait d’augmenter le volume d’eau disponible et par conséquent, augmenter la zone de survie piscicole, en prévision de conditions climatiques délicates. »
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