Le collectif Loi intégrale a rassemblé près de 200 personnes ce lundi 7 septembre devant le tribunal judiciaire de Strasbourg, en réponse à l’appel national, alors que débute l’examen, en commission spéciale à l’Assemblée nationale, de la proposition de loi visant à apporter une réponse intégrale aux violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants.

Certaines militantes étaient fières d’avoir vu ce groupe « grandir » et se « solidifier » a u fur et à mesure des mobilisations , organisées chaque lundi soir du mois de juin, après la mort de la jeune Lyhanna dans le Gers. Jusqu’à début octobre, « on doit continuer à être dans une colère saine », développait Maryline, 56 ans.

D’autres personnes s’attristaient du faible nombre de participants, ce lundi soir : « Défendre les enfants, c’est la plus belle lutte qui peut faire tomber toutes les injustices. Je ne comprends pas qu’on ne soit pas 10 000 ! », estimait Hélène, avant qu’une autre ne reprenne : « Il y a un déni sociétal au sujet des violences sexuelles faites sur les mineurs. Je ne veux pas entendre parler de récidive. Arrêtez de nous violer, de nous agresser, de nous tuer ! » Le groupe a poursuivi son « combat » pour se faire entendre jusqu’à la place Kléber.

À Haguenau, des gestes symboliques forts

À Haguenau, l’association Victimes Inceste Alsace a organisé un rassemblement devant le tribunal de proximité. Peu après 19 h, une trentaine de personnes s’étaient déplacées. Outre les discours, les témoignages et les chiffres, plusieurs gestes forts ont marqué les esprits. Vingt petites paires de chaussures ont été alignées sur une croix pour symboliser le nombre d’agressions sexuelles sur mineurs qui se produisent en France en une heure. Des bougies ont été posées devant les photos d’enfants victimes.