Cinq agressions à caractère homophobe et plusieurs vols avec violence étaient reprochés à un jeune homme de 19 ans jugé lundi par le tribunal correctionnel de Nantes. Les faits ont été commis entre juin et juillet 2025 dans un parc de la ville connu comme lieu de rencontres homosexuelles. Le prévenu a été condamné à quatre ans de prison, dont deux avec sursis probatoire.

Plusieurs victimes ont raconté avoir été conduites vers des zones plus isolées du parc après des gestes suggestifs ou des regards « sans équivoque » du prévenu. L’un des hommes a expliqué avoir été entraîné dans un endroit calme avant de recevoir plusieurs coups au visage. Comme d’autres victimes entendues par le tribunal, il affirme également avoir été étranglé.

Il voulait juste voler les victimes

Lors de l’audience, le jeune homme a reconnu « les vols et violences », mais a contesté toute motivation liée à l’orientation sexuelle des victimes. Il a assuré que les faits n’avaient « en aucun cas » été commis « en raison de l’orientation sexuelle ». « Je n’ai pas compris, je suis homophobe ou je suis homosexuel ? », a-t-il déclaré devant le tribunal, affirmant avoir attiré certains hommes dans des endroits plus reculés « pour les voler ».

Une autre victime a livré un récit différent. Elle a expliqué avoir croisé le prévenu dans le parc alors qu’il tenait un bâton à la main. Le jeune homme lui aurait alors réclamé son portefeuille avant de le frapper à plusieurs reprises avec une branche d’arbre. La victime a précisé qu’il ne lui avait adressé « aucun geste » suggestif et n’avait proféré « aucune insulte sur l’homosexualité ».

Un homme « en chasse » selon le procureur

Le prévenu, qui savait que le parc était un lieu de rencontres, a expliqué avoir eu « besoin d’argent » et s’est excusé à plusieurs reprises pendant l’audience. Le procureur, qui avait décrit un homme « en chasse » dans un lieu « bien spécifique », avait requis quatre ans de prison dont un an avec sursis probatoire. Son avocat, Me Samy Robert, a souligné que son casier judiciaire était vierge avant ces faits.

Notre dossier sur l’homophobie

Le jeune homme avait été interpellé en juillet 2025 après le signalement d’une nouvelle agression. Il a également été condamné pour « rébellion » au moment de son arrestation.