Enlevé le 6 août dans le sud-ouest de la Colombie, un soldat colombien de la Légion étrangère française a réussi à échapper à ses ravisseurs avant de marcher pendant quatre jours pour rejoindre les autorités. 20 Minutes fait le point sur cette évasion digne d’un film.

Comment a-t-il réussi à s’échapper ?

José Olger Melo Charry, âgé d’une trentaine d’années, avait été capturé alors qu’il circulait sur une route du département du Nariño, une région où opèrent plusieurs groupes armés liés notamment au narcotrafic et à l’exploitation minière illégale. Une femme qui voyageait avec lui avait aussi été enlevée avant d’être libérée quelques heures plus tard.

Jeudi, le légionnaire a réussi à prendre la fuite dans des circonstances que l’armée colombienne cherche encore à établir. Après quatre jours de marche, il s’est présenté aux autorités de Policarpa. Une source militaire a estimé ce lundi qu’il avait survécu « grâce à sa formation militaire et à son appartenance à la Légion étrangère ».

Une protection contre d’éventuelles représailles

Le militaire a ensuite été conduit dans un hôpital de Pasto, où il « subit des examens médicaux et bénéficie d’un accompagnement psychologique », selon un responsable de l’armée. Il est désormais placé sous la protection des forces de sécurité colombiennes en raison du risque de « représailles ».

José Olger Melo Charry « craint pour ses proches dans la région », a également précisé une source militaire. Selon les autorités colombiennes, ses ravisseurs n’ont jamais formulé de demande de rançon pendant sa captivité.

L’EMC avait revendiqué son enlèvement

La capture avait été revendiquée par l’Etat-major central, l’EMC, principale faction dissidente des anciennes FARC ayant rejeté l’accord de paix de 2016. Le mouvement dirigé par celui qui se fait appeler Ivan Mordisco avait publié un communiqué en français et menacé de riposter à « toute tentative d’opération de sauvetage » du soldat.

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Le ministère français des Armées avait précisé que le légionnaire ne possédait pas la nationalité française et que son permis l’autorisait à résider en France métropolitaine mais pas à se rendre en Colombie. Son enlèvement s’inscrit dans un contexte de forte recrudescence des violences dans le pays, où plusieurs groupes armés continuent de s’affronter notamment pour le contrôle du trafic de cocaïne.