Il attirait des hommes au fond d’un parc avant de les agresser. Entre juin et juillet 2025, une série d’agressions homophobes a secoué la cité des Ducs. Un jeune homme de 19 ans a été condamné lundi à quatre ans de prison pour dix faits, dont cinq à caractère homophobe.
Coup, étranglement, vols… Entre juin et juillet 2025, plusieurs hommes ont été victimes de violences physiques et de vols dans l’ancien parc du Crapa, aujourd’hui intégré au parc naturel de Beaulieu, à Nantes, un lieu connu pour être fréquenté pour des rencontres homosexuelles. Une dizaine d’hommes ont porté plainte après avoir été pris à partie.
Ainsi, lundi 7 septembre, un jeune homme de 19 ans comparaissait devant le tribunal correctionnel de Nantes. Au total, dix faits de vols et de violences lui étaient reprochés, dont cinq à caractère homophobe. Il a été condamné à quatre ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis probatoire.
🚨 NANTES : QUATRE ANS DE PRISON POUR UNE SÉRIE D’AGRESSIONS HOMOPHOBES
Entre juin et juillet 2025, plusieurs hommes avaient été agressés dans un parc nantais connu comme lieu de rencontres entre hommes.
⚠️ Coups, étranglements, vols… Près d’une dizaine de faits étaient… pic.twitter.com/HKI5DbptNM— STOP HOMOPHOBIE (@stop_homophobie) September 7, 2026
Le jeune homme a reconnu les faits de vols et de violences devant le tribunal, tout en affirmant qu’ils n’avaient « en aucun cas » été commis « en raison de l’orientation sexuelle » des victimes.
Les victimes ont décrit un mode opératoire similaire. Elles disent avoir été « attirées » vers « le fond du parc » par des gestes suggestifs et des regards « sans équivoque ».
L’un des plaignants raconte avoir ainsi été entraîné dans un endroit calme par le prévenu, avant de recevoir plusieurs coups au visage. Comme d’autres victimes entendues par le tribunal, il affirme également avoir été étranglé au cours de son agression.
À l’audience, le jeune homme s’est excusé à plusieurs reprises. Il a expliqué avoir agi parce qu’il avait « besoin d’argent ». Il a également reconnu savoir que le parc était un lieu de rencontres homosexuelles.
Lors de sa plaidoirie, son avocat, Me Samy Robert, a notamment souligné que le casier judiciaire de son client était vierge avant les faits.
Le jeune homme avait été interpellé en juillet 2025, alors qu’une nouvelle agression venait d’être signalée. Lors de son arrestation, il avait également été condamné pour « rébellion ».
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