Une grève a finalement débuté ce mardi, 8 septembre, au collège La Durantière, à Nantes. Elle est la conclusion d’un été sans réponse apportée et sans soutien du ministre de l’Education, Edouard Geffray, à l’enseignante victime d’une agression sexuelle, en juin dernier. Une agression accompagnée de violences physiques, par un élève de 12 ans.
Depuis – mais c’est une demande qui date de 6 ans – les personnels du collège se mobilisent pour obtenir le classement de leur établissement en REP+.
Ce classement ne réglerait pas tout mais il induirat un renforcement des effectifs, pour Sylvain Marange, Professeur à la Durantière et co-secrétaire du SNES-FSU de Loire-Atlantique. « Pour le collège, cela permettrait de créer 3 à 4 postes d’enseignants supplémentaires, cela créerait bien sûr une présence humaine très largement développée, et donc un meilleur suivi des élèves, un meilleur suivi des incidents lorsqu’ils surviennent pour prévenir une aggravation de la situation. Et puis cela permettrait, par l’allègement de service des enseignants, une meilleure prise en charge des apprentissages des élèves. »
Un manque de soutien du ministre
Les personnels avaient alerté le ministre au mois de juillet, et lui ont fait une relance par voie de presse à la fin août. « Le courrier a été adressé au ministre le 3 juillet. On est maintenant en septembre, et on n’a toujours aucune réponse du ministre et même aucune marque de soutien à la collègue qui a été agressée de la part du ministre lui-même.
Évidemment, les autorités académiques, la direction du collège ont pris en charge tout ce qu’ils pouvaient prendre en charge pour accompagner la collègue, et la soutenir. Ils lui ont adressé de multiples messages de soutien, mais le ministre rien et la décision de classement REP + relève du ministre. »
D’autres incidents avant cette agression
Sylvain Marange souligne que cela « fait déjà six ans que les personnels sont mobilisés pour obtenir ce classement REP+ du collège.
Il y a eu d’autres incidents mais de cette ampleur c’est la première fois. Et ce n’est pas faute d’avoir alerté le ministère sur le fait que l’on craignait un incident grave, pas forcément celui-ci évidemment, et puis on ne pense pas que le classement en REP+, mécaniquement, réglerait toutes les difficultés du collège. Mais au moins, il aurait permis aux personnels d’avoir un peu plus de temps pour assurer la prévention nécessaire à ce genre de situation. »
Aujourd’hui, les personnels du collège nantais passent à l’étape supérieure avec deux réunions, la première aux côtés des élus locaux et parlementaires qui soutiennent cette demande de classement en REP+ (à 14h) et la seconde (à 15h) pour communiquer sur les suites de cette mobilisation.