Dans un communiqué transmis en tout début d’après-midi, le procureur de la République de Chambéry, Xavier Sicot, est revenu sur les événements de la veille : « Le 7 septembre 2026, vers 19 h45, un équipage du commissariat de police de Chambéry prenait en compte au niveau de la commune de Cognin pour contrôle un véhicule adoptant un comportement dangereux pour les autres usagers de la route.
L’homme, conducteur de ce dernier, refusait d’obtempérer aux sommations de s’arrêter malgré l’usage des avertisseurs lumineux et sonores. Après une prise en compte sur quelques minutes de ce véhicule à une vitesse modérée, ce dernier, avec son conducteur toujours à l’intérieur, se retrouvait à l’arrêt, sans possibilité de s’échapper, rue des Tilleuls à Chambéry.
Les fonctionnaires de police observaient alors que le corps du conducteur tombait sur le côté, sur le siège passager ; intervenant en brisant la vitre conducteur du véhicule pour évaluer la situation de ce dernier, ils observaient alors une flaque de sang conséquente et une blessure à la tête. Ils prenaient soin d’activer immédiatement les secours qui intervenaient alors avec transport de la victime au centre hospitalier. Le pronostic vital de cette dernière était alors considéré comme engagé. Informé de façon immédiate de ces faits, le procureur de la République de Chambéry décidait de l’ouverture d’une enquête en recherche des blessures graves telle que prévue à l’article 74 du code de procédure pénale dernier alinéa. Cette enquête était confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Des premiers éléments recueillis dans le cadre de cette enquête, il ressortait qu’aucun choc n’était observé sur le véhicule de la victime, ni sur celui de la police nationale. Il n’était également relevé, dans le cadre des constatations de police technique et scientifique, aucun élément pouvant correspondre à l’usage de projectiles balistiques sur ce véhicule pouvant provenir de l’extérieur. Les vérifications sur les armes de service des fonctionnaires de la police nationale intervenus sur ce refus d’obtempérer, et menées de façon immédiate, démontraient que ces dernières n’avaient pas été utilisées puisque aucune munition ne manquait.
Les investigations se poursuivent ce jour dans le cadre procédural pré-cité sous l’autorité du procureur de la République de Chambéry, pour déterminer les causes de la blessure de la victime au niveau de la tête. Il est toutefois à souligner qu’aucun élément recueilli dans le cadre d’investigations, d’ores et déjà poussées, par un service d’enquête (IGPN) extérieur à la Savoie, ne permet d’imputer à ce stade de l’enquête à un tiers, et encore moins aux fonctionnaires de police présents sur cette interpellation, la cause de cette blessure. La piste d’un geste auto-agressif ou accidentel est également étudiée. Dans l’attente d’éléments supplémentaires relatifs notamment à la situation médicale de la victime, les investigations vont se poursuivre notamment par des auditions. »