Par

Emilie Salabelle

Publié le

8 sept. 2026 à 19h32

Il devrait déplacer les foules. Alors que la visite du pape Léon XIV en France est imminente, le début de son voyage à Paris et à Saint-Denis les vendredi 25 et samedi 26 septembre 2026 devrait réunir environ un million de personnes. Lors d’un point presse à la Conférence des évêques de France (CFE) et aux côtés de l’évêque de Paris Mgr Laurent Ulrich, le général Hervé Wattecamps, chargé de la préparation de la venue du pape, a levé un peu le voile sur les préparatifs de cet événement dont l’organisation en seulement quatre mois représente « un défi fou »… mais aussi très coûteux.

« Que chacun puisse voir le pape en vrai »

L’objectif est clair : « en six séquences, sur un jour et demi, accueillir environ un million de personnes. Et les accueillir le mieux possible, pour que chaque personne qui se déplace puisse voir le pape, pas sur grand écran, mais en vrai », expose le général. Pas moins de 15 000 volontaires sont mobilisés pour accompagner l’accueil du souverain pontife dans la capitale.

Déambulations en papamobile en plein Paris, veillée de prière au Stade de France, messe géante à la Concorde… À chaque temps fort ses enjeux monstres, notamment en termes de sécurité, d’autant plus que le tempo sera enlevé d’un déplacement à l’autre. « On a choisi les lieux les plus emblématiques de Paris, pas pour faire mieux que les prédécesseurs, mais simplement parce qu’il y a beaucoup, beaucoup de monde », a ainsi développé le général.

Jusqu’à 600 000 personnes pour la messe à Concorde

Les Invalides ou le Champ-de-Mars, d’abord envisagés pour accueillir la messe en plein air, samedi 26 septembre, se sont vite révélés trop petits, alors que 8 000 personnes s’inscrivent chaque jour à ce rendez-vous. « Le seul endroit dans Paris, c’était la plus belle avenue du monde, les Champs-Élysées, la Concorde, l’Étoile, et sans doute un peu plus », a résumé le général.

La jauge finale, qui se situera entre 500 000 et 600 000 personnes, sera arrêtée dans les prochains jours. La messe étant également ouverte aux personnes non inscrites en ligne, des discussions sont en cours avec la préfecture de Police pour étendre le périmètre à l’avenue de la Grande-Armée, derrière l’Arc de Triomphe, jusqu’à la Porte Maillot. Le pape fendra la foule en papamobile, une allée centrale de 8 m divisera les Champs-Élysées en deux. Et 42 écrans géants seront déployés sur les Champs-Élysées.

Cet événement à lui seul est chiffré à environ 10 millions d’euros, pour un voyage qui se poursuivra à Lourdes et Metz. Le coût global de « cet immense défi organisationnel » s’envole à 27 millions d’euros, a détaillé officiellement Sylvain Guillebaud, secrétaire général adjoint de la conférence des évêques de France. Lancé au début de l’été, l’appel au don de l’Église a récolté à ce jour 5,5 millions d’euros.

80 000 jeunes au Stade de France

La veillée au Stade de France, réservée aux 17 à 35 ans, sera un autre temps fort de la visite pontificale. Les entrées individuelles se sont écoulées en 25 minutes. Le reste des places a été affecté à des groupes constitués par les paroisses et aumôneries, et quelques accès supplémentaires devraient être libérés sur le site dans les prochains jours, après des ajustements techniques. Au total, 80 000 jeunes venus de toute la France se retrouveront à partir de 17h30 et jusqu’à 22h30.

La soirée commencera par une partie musicale. Une chorale géante et plusieurs artistes se produiront sur scène, parmi lesquels Les Frangines, Monroe, Anisha Jo, Grégory Turpin et Natasha St-Pier, ainsi que le rappeur Tagra et le groupe Les Guetteurs. Le pape arrivera à 21 heures et fera un tour du stade en papamobile. S’en suivront des temps d’échange, de prière et d’enseignement.

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