L’enquête autour de la mort de la petite Lyhanna franchit une étape déterminante. RMC révèle ce mardi que des expertises médico-légales menées récemment mettent en évidence un syndrome d’asphyxie mécanique pour expliquer le décès de la fillette. Ces conclusions apportent des éclairages inédits dans un dossier jusqu’alors suspendu à des incertitudes scientifiques.
D’après les informations recueillies par le média, les examens démontrent une « insuffisance respiratoire aiguë ». Ces constatations confirment l’existence d’une « asphyxie mécanique par obstruction des voies aériennes supérieures », validant ainsi les récentes déclarations de l’avocat de la famille de la victime dans les colonnes de La Dépêche.
Une probable intervention humaine
Une source médico-légale sollicitée par RMC indique qu’un tel diagnostic suggère fortement une intervention humaine ayant pu obstruer le nez et la bouche de l’enfant. Les investigations avaient déjà établi que la fillette avait été retrouvée bâillonnée avec du ruban adhésif. L’expert médical précise néanmoins qu’un syndrome d’asphyxie reste également compatible avec une noyade.
Si ces pistes médico-légales marquent un progrès notable, la plus grande prudence reste de mise à ce stade de la procédure. D’autres investigations complémentaires doivent encore être conduites pour confirmer de manière certaine les causes exactes de la mort et écarter les dernières hypothèses.
Jérôme Barella de nouveau interrogé
Fort de ces nouveaux éléments scientifiques, le juge d’instruction pourrait prochainement réentendre le suspect Jérôme Barella afin de le confronter à ces résultats. En juillet dernier, une perquisition effectuée à son domicile avait déjà débouché sur la saisie de plusieurs objets susceptibles de présenter un lien avec le drame.
Depuis le début de l’affaire, Jérôme Barella conteste fermement les accusations portées contre lui, niant catégoriquement le meurtre et le viol de la fillette. Contactés par RMC, le parquet d’Agen ainsi que les avocats des parties civiles et de la défense n’ont pas souhaité apporter de commentaires sur ces développements.