En cuisine, on s’en sert pour faire mousser la crème : une cartouche métallique, un siphon, de la crème liquide. On injecte le gaz, on secoue, et la chantilly est prête.
À l’hôpital, on l’utilise contre la douleur, pour nettoyer une plaie profonde, et lors d’une ponction lombaire. Ou au bloc opératoire, comme adjuvant pour l’anesthésie générale.
De multiples utilisations pour un seul nom : le protoxyde d’azote (N₂O). Sauf qu’il en a en fait un second : on l’appelle aussi gaz hilarant, car des jeunes le détournent pour ses effets euphorisants.
Ils injectent le gaz dans un ballon de baudruche, puis en inspirent l’air. Fous rires, décontraction, désinhibition. L’effet dure entre une et trois minutes. Voilà, côté pile.
Côté face, ce gaz a des effets délétères : nausées, vertiges, désorientation, troubles de l’attention, et des effets plus graves à long terme (lire ci-contre).
« Des proportions inquiétantes »
C’est pour ça que son utilisation détournée inquiète les pouvoirs publics. Pour des…