Les restaurants universitaires de Lorraine sont bien chargés en cette rentrée : la généralisation du repas à 1€ à tous les étudiants a fait grimper la fréquentation de 15%. Un défi logistique et budgétaire pour le Crous.

Poulet sauce moutarde, crudités en entrée, yaourt en dessert : à la caisse du restaurant universitaire du campus Nancy Brabois, les plateaux sont bien remplis et ne coûtent plus grand chose depuis le mois de mai. Le Crous Lorraine vit sa première rentrée depuis la généralisation du repas à 1€. Autrefois réservé aux élèves boursiers, le tarif s’applique à tous les étudiants depuis un accord entre le Parti socialiste et le gouvernement lors des négociations du dernier budget.

32% de hausse de fréquentation à Épinal

En moyenne, la hausse de fréquentation est en hausse 15% dans les restaurants universitaires en Lorraine. « C’est un défi, reconnait le directeur du Crous en Lorraine Frédéric Léonard. Mais nous sommes heureux de voir un maximum d’étudiants manger un bon repas, avec des légumes, de la viande, ou une option végétarienne. »

Plus de monde dans les restaurants universitaires, ça veut dire davantage « de commandes, de préparation de repas, de stockage et de nettoyage », résume le directeur. « Avec 15% de hausse, ça tient. C’est de la dentelle : tous les restaurants universitaires ne connaissent pas les mêmes hausses de fréquentation. Pour certains, elle est de deux, trois pourcents. À Épinal, la hausse est de 32%. » Pour faire face à la demande, 55 millions d’euros ont été alloués aux Crous de tout le France. Ils ont permis de recruter sept agents en plus dans les effectifs lorrains (environ 600 personnes).

La mesure ravit tous les étudinats non-boursiers que nous avons interrogés. « Soulage », même Armel, qui arrive à la fac après deux années de classe prépa. « Les courses, c’était presque la part la plus importante de mon budget avec le logement. Me dire que je peux manger entrée, plat, dessert pour un euro les midis, c’est une bonne nouvelle pour moi, et mes parents. »

Juste à côté de lui dans la file d’attente qui mène au self-service, Alice se réjouit aussi de ne payer qu’un euro, mais ajoute que si la situation met les Crous en difficulté financièrement, elle consentira à revenir au tarif de 3,15€. « Je préfère payer un peu plus cher et payer les repas de ceux qui en ont vraiment besoin », conclut-elle.

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