Le 4 septembre à Copenhague, le Danemark, la Grèce, l’Autriche, l’Allemagne et les Pays-Bas ont annoncé leur intention de négocier, d’ici le 1er janvier 2027, un accord avec un pays tiers hors Union européenne pour y transférer les migrants déboutés du droit d’asile. La France, elle, reste totalement à l’écart de cette initiative à cinq. Patrick Stefanini, spécialiste des politiques migratoires et ancien préfet, décrypte pour Atlantico les raisons de ce retrait français, la solidité juridique du dispositif envisagé et les limites pratiques auxquelles il risque de se heurter, de l’Algérie au précédent albanais de Giorgia Meloni.