L’interdiction de l’abaya, tenue traditionnelle musulmane, est entrée en vigueur en septembre 2023, portée par Gabriel Attal (Renaissance), qui était alors ministre de l’Éducation et avait fait de cette décision un de ses marqueurs.
«L’abaya n’a pas sa place à l’école», a affirmé mercredi le ministre de l’Éducation Édouard Geffray, estimant que «l’école est neutre» et que la laïcité ne se «négocie pas», après la proposition de La France insoumise de revenir sur son interdiction dans les établissements scolaires. «Je crois profondément au principe de laïcité. Ce n’est pas quelque chose qu’on foule au pied ou qu’on négocie», a estimé le ministre sur TF1 ajoutant que cela permet à «un jeune de grandir spirituellement à l’abri de la pression des autres».
«L’école, c’est neutre. Donc l’abaya n’a pas sa place à l’école, pas plus que le voile, pas plus que la grande croix, pas plus que la kippa», a-t-il ajouté. L’interdiction de l’abaya, tenue traditionnelle musulmane, est entrée en vigueur en septembre 2023, portée par Gabriel Attal (Renaissance), qui était alors ministre de l’Éducation et avait fait de cette décision un de ses marqueurs.
Les réponses des candidats
Dimanche sur BFMTV, la chef des députés LFI, Mathilde Panot, a jugé «absurde» l’interdiction de l’abaya, rebondissant sur des images montrant «deux jeunes filles qui arrivaient avec exactement la même robe achetée exactement au même endroit, mais comme l’une avait l’air arabe on lui interdisait l’entrée», et pas l’autre.
Interrogée sur l’intention de LFI de revenir sur cette interdiction en cas de victoire de Jean-Luc Mélenchon l’an prochain à la présidentielle, la réponse a fusé: «Sur l’abaya? Oui bien sûr». À moins de huit mois du scrutin, les réactions parmi les candidats se sont multipliées, Gabriel Attal, Marine Le Pen ou encore Édouard Philippe accusant LFI de «trahir» la laïcité.