Par

Anaëlle Montagne

Publié le

9 sept. 2026 à 11h11

Sur l’immense fresque murale qui orne les blocs de la place Niki de Saint-Phalle à Toulouse, un message est imprimé en lettres capitales : « La tête haute ». Au pied de l’œuvre d’art, une voiture de police venue de la rue Teboul vient se garer. Les forces de l’ordre cherchent des traces des tirs qui ont retenti ici, dans la nuit du mardi 8 au mercredi 9 septembre, à proximité de plusieurs points de deal de Bellefontaine.

Sur place, aucun blessé, aucun suspect. Comme souvent en cette période de tension, où les affrontements entre les équipes de Bellefontaine et de la Reynerie – ennemis historiques – se multiplient. Mais cette fois-ci, les recherches des policiers dépêchés sur place vont porter leurs fruits.

Un suspect interpellé

Alors que les constatations sont en cours, les agents apprennent qu’une Clio noire, qui aurait été aperçue à proximité de la scène au moment des tirs, circule à proximité. Elle vient de quitter un parking, situé passage Albert-Camus. Il est environ 2 h 30 du matin, soit plus d’une heure après les tirs.

Les policiers se lancent dans la direction du véhicule noir et filent le long du chemin de Lestang vers l’avenue du Général-Eisenhower. Bientôt rejoints par un second équipage, ils finissent par tomber sur la Clio à un feu rouge, à l’angle des deux axes.

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Il est en garde à vue mais de nombreuses questions se posent

Le conducteur est seul dans la voiture : c’est un jeune de 23 ans, qui se laisse interpeller sans difficulté. Il se trouve toujours en garde à vue, ce mercredi 9 septembre.

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Son audition peut s’avérer capitale car pour l’heure, de nombreux éléments restent à confirmer, vu que le suspect a été interpellé plus d’une heure après les faits. La voiture qu’il conduisait est-elle bien celle qui a servi à transporter le ou les auteurs des tirs ? Se trouvait-il dans la voiture à ce moment-là ? A-t-il réellement participé aux faits ?

Selon les conclusions des enquêteurs, le mis en cause pourrait être poursuivi, ou relâché dans la nature faute d’éléments probants.

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