Sébastien Didier, responsable des dossiers environnementaux à la Ligue de protection des oiseaux en Alsace s’étonne que le projet de luge d’été soit autorisé par la commune de Belmont. Selon lui, la réglementation environnementale dans cette zone particulièrement protégée et préservée a été survolée.

Édition abonnés, Interview

Ella Couet

Publié le 9 septembre 2026  ·  

Imprimé le 9 septembre 2026 à 12h55  ·  

5 minutes

Trente-six luges qui dévalent un long rail métallique : c’est le projet de luge d’été porté par le millionnaire Henri Morel au Champ du feu, à Belmont dans les Vosges. Cette attraction doit occuper près de deux kilomètres carrés de pentes, dans une zone située entre plusieurs espaces naturels sensibles. Interrogé par Rue89 Strasbourg, Sébastien Didier, responsable du pôle conservation à la LPO Alsace, s’étonne que ce projet destructeur pour les écosystèmes ait pu obtenir un permis de construire.

Rue89 Strasbourg : Quelles espèces protégées fréquentent le massif du Champ du feu à proximité de cette future luge d’été ?

Sébastien Didier : À la demande de l’entreprise porteuse du projet, la Soremec, un bureau d’études, MTC, a réalisé des observations. En juin 2025, sur deux jours, le bureau d’études a relevé une trentaine d’espèces sur le site, 27 sont nicheuses et 25 sont protégées en raison de leur présence sur la liste rouge de l’Union internationale de conservation de la nature.

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