Les formalités ne sont pas encore conclues mais le départ d’Edgar Grospiron est désormais bel et bien acté à la tête des Alpes 2030, selon nos informations. Il n’a pas réussi à maintenir la confiance avec les parties prenantes pour poursuivre sa mission de président du comité d’organisation des prochains Jeux olympiques et paralympiques d’hiver, débutée le 18 février 2025. Cette rupture sera entérinée lors d’un bureau exécutif (BE), prévu ce jeudi 10 septembre.
Selon les statuts de l’association, la révocation du président ne peut être décidée qu’en assemblée générale extraordinaire sur proposition du BE. Mais, le temps qu’une telle procédure soit organisée, le champion olympique de ski de bosses, qui a tiré sa gloire des JO d’Albertville de 92, n’est déjà plus en piste.
D’ailleurs, les équipes du comité d’organisation demeurent fortement mobilisées sur ces Jeux, dans un calendrier particulièrement contraint, sous la houlette du directeur général, Vincent Roberti.
Plusieurs options pour assurer l’intérim
C’est lui, habitué à piloter des organisations complexes, qui pourrait assurer l’intérim, nécessitant d’amender les statuts du Cojop. En tout cas, c’est une des options qui est sur la table.
Il y a aussi une autre possibilité pour cet intérim. Selon les statuts, « cas de vacance pour quelque raison que ce soit ou en cas d’empêchement, le bureau exécutif désignerait celui de ses membres chargé d’assurer l’intérim ». Ce qui complexifierait la donne s’il fallait qu’une des parties prenantes (la ministre des Sports Marina Ferrari, les deux présidents de Région, Fabrice Pannekoucke pour Auvergne-Rhône-Alpes et Renaud Muselier pour le Sud, Amélie Oudéa-Castéra, présidente du comité nationale olympique, et Marie-Amélie Le Fur, présidente du comité paralympique, sans oublier l’ancien Premier ministre Michel Barnier, aussi membre du BE) prenne, de manière provisoire, l’intérim dans ce projet à la gouvernance déjà complexe.
Le prochain rendez-vous important pour les Alpes 2030 est, lui, bien maintenu. La commission de coordination du Comité international olympique se rendra à Lyon, du 14 aux 16 au septembre, pour affiner et consolider l’organisation du pôle glace. Une échéance qui aura lieu donc sans Edgar Grospiron.