Les Journées européennes du patrimoine, qui se tiendront ce week-end en Suisse, seront consacrées aux menaces qui pèsent sur notre héritage culturel. Un thème qui ne pouvait guère mieux tomber pour Leïla el-Wakil. Depuis près d’un demi-siècle, cette historienne de l’architecture œuvre à la préservation du bâti genevois. Dans son appartement du quartier de La Gradelle, elle nous accueille avec le sourire.
Une bonne humeur qui n’émousse en rien sa détermination. «J’ai été amenée à me battre dès mon plus jeune âge. Il n’était pas facile de grandir en tant qu’étrangère dans la Suisse des années 1960-1970, au temps des initiatives Schwarzenbach. Encore moins comme Egyptienne», se souvient celle qui a vu le jour au Caire.