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Des tirs en rafale ont éclaté dans la nuit place Niki-de-Saint-Phalle, à Toulouse. À l’arrivée des policiers, plusieurs hommes ont pris la fuite. Vingt-deux étuis de deux calibres différents ont été retrouvés sur place. Une Clio noire susceptible d’avoir été utilisée par les auteurs a été interceptée peu après, mais le lien entre son conducteur et la fusillade reste à établir.

Les tirs viennent à peine de claquer que la place Niki-de-Saint-Phalle se vide. Dans la nuit de mardi à mercredi, lorsque les policiers, qui se trouvent à quelques centaines de mètres, foncent vers les lieux, plusieurs hommes détalent dans le secteur. Les auteurs ont disparu, les cibles aussi. 

Sur place, les fonctionnaires découvrent les traces d’une fusillade nourrie. 22 étuis jonchent le sol : sept de calibre 9 mm et 15 de calibre .45 ACP. Aucun blessé n’est déclaré, même si, selon les premiers éléments recueillis, plusieurs personnes pourraient avoir été directement visées. Les circonstances exactes de ces tirs restent encore à établir.

Des analyses en cours

Alors que les premières constatations débutent et que les policiers tentent de reconstituer la fuite, un véhicule attire leur attention. Une Renault Clio noire quitte un parking puis s’engage chemin de Lestang.  Le véhicule correspond à celui recherché après les tirs. Un équipage se lance alors à sa poursuite. La Clio est finalement interceptée à un feu rouge. Seul à bord, l’homme est interpellé et menotté sans opposer de résistance.

Son implication dans la fusillade reste toutefois à démontrer. Mercredi matin, l’homme n’était « pas encore rattaché aux tirs », précise une source proche du dossier. Le nom de ce suspect est connu des services de police. Les enquêteurs doivent désormais déterminer si la voiture a effectivement servi aux auteurs ou si son passage dans le secteur est sans lien avec les faits.

Les enquêteurs vont notamment exploiter les images de vidéoprotection, tenter d’identifier les hommes vus en train de fuir à l’arrivée des policiers et analyser les nombreux éléments balistiques retrouvés sur place.

Cette nouvelle fusillade intervient dans un secteur déjà sous tension. Dans la nuit de samedi à dimanche, un jeune homme de 23 ans avait été abattu à la Faourette, à quelques centaines de mètres de là. Depuis plusieurs mois, le Mirail est secoué par des affrontements liés aux trafics de stupéfiants et aux rivalités entre équipes qui se disputent le contrôle des points de deal.