On le sait désormais, Régis Montagne rejoindra Toulon la saison prochaine. Avant cela, le pilier droit international a une saison à vivre avec Clermont. Un départ que le principal intéressé a expliqué dans les colonnes de L’Équipe. S’il avoue n’avoir discuté qu’avec son club actuel et le RCT, l’ancien Grenoblois a très vite été séduit par le projet varois : “Je n’ai discuté qu’avec Toulon et Clermont. On avait mis tous les autres clubs en stand-by. Le projet du RCT m’a plu et inversement j’ai senti un intérêt fort de leur part. Et je crois que ma copine est aussi très contente qu’on aille là-bas !“
Surtout, celui-ci a été déçu par certains discours des dirigeants auvergnats : “Avant de partir en équipe de France, j’ai eu une longue discussion avec une partie de la direction du club. C’est le moment où tout a un peu basculé. Ce jour-là, je n’ai pas eu le message qui aurait pu me pousser à rester. Je n’ai pas eu les réponses que j’attendais. Même si on a une très bonne équipe à Clermont, il y avait des trucs qui ne m’allaient pas […] Les ambitions sportives et les moyens mis à disposition pour y arriver. Ce qui manquait, je pense l’avoir trouvé dans le discours de Toulon. J’avais aussi besoin de me remettre en danger ailleurs.”
S’il assure que ce départ n’est pas financier, ces paroles devraient faire réagir en interne. Il avoue aussi avoir mal vécu le départ d’Étienne Falgoux pour Nice et la façon dont il a été remercié par le board clermontois. Une façon de faire qu’il “respecte” mais “ne partage pas.”
Le président de l’ASM réagit
Jean-Claude Pats, président de l’ASM, a quant à lui réagit dans les colonnes de La Montagne, balayant du revers de la main toute polémique malgré les déclarations de son pilier : “Les supporters écoutent les joueurs. Très bien. Mais il faut aussi écouter le président et l’entraîneur. Chacun a le droit de penser ce qu’il veut. Ce qui est important, c’est le projet du club, que je porte avec beaucoup d’humilité. Nous abordons cette saison et les suivantes avec beaucoup d’ambition. Nous voulons ramener le club au niveau qui doit être le sien, c’est-à-dire de manière permanente, a minima, dans le top 6. Les hommes passent, y compris moi. Mais l’ambition reste au-dessus de nous tous.”