Installée à Prignac-et-Marcamps et membre du Club photo de l’estuaire, la photographe dévoile une quarantaine de clichés issus de son bestiaire territorial. Des marais de la Vergne aux paysages de Charente-Maritime et du Médoc, en passant par les abords des lacs de Lacanau et d’Hourtin-Carcans, Patricia Palacin capture une faune discrète et parfois insoupçonnée. « Je suis née à la campagne et j’ai toujours baigné dans la nature. Mon grand-père était président d’une association de pêche, j’allais tout le temps avec lui, dans les bois, au bord de la rivière », confie-t-elle.

Marcher à la rencontre de la faune

Cette passion d’identifier les espèces — mammifères, rapaces, insectes — ne l’a pas quittée depuis. « Je pratique la billebaude (1), précise-t-elle. Je me balade avec mon sac à dos de 8 kg qui comprend mon matériel, un Canon R7 hybride avec un objectif jusqu’à 600 mm et un 105 mm pour la macro. » Une télécommande sans fil et un trépied complètent le tout.

Une méthode qui peut lui permettre de s’adapter à ce que la nature offre à un instant T : « J’étais seule dans le marais de Prignac, une après-midi, lorsque j’ai vu six renards, dont deux dans les hautes herbes. » Place au focus, mais aussi à l’émotion, comme lors de sa rencontre avec un chevreuil. « À travers mes clichés, j’espère sensibiliser le public à la biodiversité », souligne la photographe.

(1) En photographie, le terme désigne une promenade improvisée sans recherche fixe.