Avec ce nouvel accord signé à Londres ce mercredi, les polices des deux pays se partageront des renseignements «en temps réel», se félicitent les deux parties.

Le Royaume-Uni et la Belgique ont signé mercredi un accord de coopération policière pour lutter notamment contre les passeurs organisant des traversées clandestines de la Manche, a annoncé le ministère de l’Intérieur britannique dans un communiqué. Grâce à cet accord, signé à Londres par la ministre britannique Shabana Mahmood et son homologue belge Bernard Quintin, les polices des deux pays se partageront des renseignements «en temps réel», là où une autorisation de la justice était parfois nécessaire par le passé.

«Le trafic des passeurs de migrants ne commence ni ne s’arrête sur les plages du nord de la France. Ces bandes opèrent au-delà des frontières», a souligné Shabana Mahmood, citée dans ce communiqué, disant sa volonté de travailler avec «tous les partenaires internationaux possibles». Cet accord «renforcera les enquêtes conjointes et les formations spécialisées» pour empêcher les traversées de la Manche, mais également lutter plus largement «contre la criminalité organisée, dont le trafic de drogues et d’armes à feu».


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Selon Londres, des opérations conjointes entre les deux pays ont permis d’arrêter plus de 50 personnes liées au trafic de migrants cette année. Les officiers belges pourront également rejoindre la cellule de renseignement Royaume-Uni/France, basée en France, où des agents de la National Crime Agency (NCA) travaillent avec leurs homologues français.

Les demandes d’asile ont reculé de 21% entre fin juin 2025 et fin juin 2026

Bien que la côte belge soit à plus de 80 kilomètres de l’Angleterre contre les 30 km qui séparent les plages du nord de la France des côtes anglaises, les autorités belges redoutent de voir des campements de migrants s’installer sur leurs côtes pour tenter la traversée. Selon des chiffres publiés fin août par les autorités britanniques, les demandes d’asile ont reculé de 21% au Royaume-Uni entre fin juin 2025 et fin juin 2026, à leur plus bas niveau depuis 2022, tandis que les arrivées de migrants sur de petits bateaux ont reculé de 23%.

Le Royaume-Uni a aussi signé des accords avec plusieurs pays comme l’Allemagne ou encore l’Irak afin de lutter en amont contre l’immigration clandestine. Il a signé pour trois ans en avril un nouvel accord avec la France, qui prévoit le versement de 662 millions de livres (771 millions d’euros) pour financer des patrouilles sur les plages d’où partent ces bateaux.

Une source diplomatique britannique avait indiqué la semaine dernière que Londres voulait désormais travailler à une «échelle plus européenne», citant notamment le cas des «trafiquants qui vont vers la Belgique».