Ce 9 septembre marque la prise de fonction officielle de Sonia Pallin, en tant que directrice interrégionale de la protection judiciaire de la jeunesse Ile-de-France et Outre-mer. Et c’est sous les applaudissements de plusieurs dizaines de convives en présentiel et en distanciel que la nouvelle patronne de la PJJ Outre-mer a été accueillie. Elle est la première femme à occuper ces fonctions. Parmi ses atouts, l’expérience acquise à Marseille, en matière de prise en charge des mineurs, impliqués notamment dans le narcotrafic et la délinquance organisée. Cette direction dont elle a la charge couvre six territoires ultramarins : la Guadeloupe, Mayotte, la Martinique, Guyane, La Réunion, la Polynésie française, et dix directions territoriales en Île-de-France.

L’année dernière, la structure a pris en charge plus de 34720 jeunes. Sonia Pallin entend d’ores et déjà établir un état des lieux des différents dispositifs déjà en cours, sur l’accompagnement éducatif, le placement et l’hébergement des mineurs. Elle va ainsi s’appuyer sur les structures locales.

« J’ai des directeurs et des directrices territoriales qui sont sur place et qui vont me faire cette évaluation fine des moyens de la prise en charge. »

Sonia Pallin, Directrice interrégionale de la protection judiciaire de la jeunesse Ile-de-France et Outre-mer · ©la 1ère

Sonia Pallin prévoit un focus particulier sur Mayotte. Dans son discours, elle annonce vouloir mener une réflexion sur les plans d’urgence et de prévention pour permettre à la PJJ de réagir rapidement aux situations locales. « La prévention, c’est l’essentiel » explique-t-elle.

La création d’une direction de la PJJ aux Outre-mer, une nécessité

Les territoires d’Outre-mer présentent des défis spécifiques pour la Direction de la protection judiciaire de la jeunesse. Les problématiques liées à la précarité et à la criminalité organisée appellent des réponses adaptées et concrètes. D’où la nécessité, selon les autorités, de créer une direction de la protection judiciaire, qui ne s’occupe que des territoires ultramarins souligne Thomas Lesueur, directeur de la Protection Judiciaire de la Jeunesse au ministère de la Justice :

« Il est important qu’il y ait une incarnation à travers un directeur ou une directrice des Outre-mer qui sera plus disponible pour se rendre sur place, à l’écoute des équipes de terrain et de leurs besoins. »

Thomas Lesueur, Directeur de la Protection judiciaire de la jeunesse au ministère de la Justice · ©la 1ère

Plusieurs visites de terrain sont prévues dans les mois à venir. La première aura lieu en novembre en Martinique avant un déplacement à Mayotte et à La Réunion au mois de décembre.