Les producteurs d’aliments pour bétail de l’Union européenne anticipent une forte hausse des importations de maïs suite à la sécheresse. 

L’Union européenne devra importer davantage de maïs pour la campagne 2026/2027, met en garde la Fefac, l’organisation représentative des fabricants d’aliments pour animaux. L’UE va devoir importer 7 millions de tonnes de maïs supplémentaires, ce qui devrait porter le total des importations de maïs à plus de 26 millions de tonnes.

Il s’agit d’une conséquence directe des rendements de maïs qui s’annoncent en très forte baisse dans une partie de l’Europe. Or une grande partie du maïs cultivé en Europe est utilisée pour l’alimentation animale. Cette année, la Commission européenne estime la récolte autour de 50 millions de tonnes, ce qui serait un niveau historiquement bas en près de vingt ans. La Hongrie, traditionnellement exportatrice, devrait ainsi devenir importatrice cette année alors qu’en France, les estimations donnent une production en baisse de 40 % par rapport à la moyenne des dernières années.

En théorie, l’Ukraine a largement les moyens de soutenir le surplus de demande européenne, mais le problème est logistique. Actuellement, les attaques en mer Noire paralysent une grande partie des exportations de céréales ukrainiennes et Kiev est à la recherche d’itinéraires alternatifs. L’organisation représentative des fabricants d’aliments pour animaux en Europe a exhorté de nouveau la Commission européenne à garantir le passage des céréales fourragères ukrainiennes. 

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L’Europe en concurrence avec d’autres acheteurs

Même s’il n’y a pas de pénurie sur le marché mondial, les stocks se resserrent, ce qui se ressent sur les prix. Sur Euronext, le contrat de maïs livrable en novembre 2026 est passé au-dessus de 260 € en août. Aux États-Unis, le maïs coté à Chicago était début septembre proche de son plus haut niveau de ces dernières années. 

À cela s’ajoutent les craintes liées au phénomène météorologique El Niño. Selon l’Organisation météorologique mondiale, l’épisode s’annonce comme le plus intense de ces 70 dernières années. Les prix devraient donc poursuivre leur progression en attendant de connaitre les rendements de la récolte aux États-Unis, qui déterminent historiquement une grande partie de l’offre de maïs disponible pour l’export.

À plus long terme, pointe Argus Media, les éleveurs européens devraient eux se tourner vers le blé qui est en train de prendre petit à petit la place du maïs pour l’alimentation animale.

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