Plus loin, Décryptages propose une collection d’objets d’apprentissage, de jeux ou de célébration, prêtés par une douzaine d’associations nantaises. On découvre ainsi la piñata du Guatemala, un cerf-volant afghan ou une coiffe du Cameroun. « Cela nous rappelle l’importance des objets dont on entoure les enfants et avec lesquels ils vont construire leur identité », indique Adèle Spieser.
À l’étage et à l’écart du reste du parcours en raison de sa charge émotionnelle, Cosmopolis présente un ensemble bouleversant de dessins d’enfants qui ont survécu à la guerre. « Ils ont été réunis par la commissaire d’exposition Zérane Girardeau, qui a intitulé ce projet « Déflagrations », déjà présenté au Mucem de Marseille, note Adèle Spieser. Les plus anciens remontent à la guerre civile espagnole, les plus récents, à la guerre en Ukraine. » Les circonvolutions colorées d’Amar représentant le sang du martyr de la guerre civile syrienne (2012), côtoient ainsi les disparus sous Pinochet de Paulina (13 ans) ou les camps russes dessinés par cet enfant ukrainien (2022). Plusieurs artistes, comme Ernest Pignon-Ernest ou Enki Bilal font écho à ces dessins en les incorporant dans leur propre travail, présenté pour l’occasion.