• Anne Hidalgo a été auditionnée ce mardi par la commission sénatoriale sur les violences sexuelles commises dans le périscolaire à Paris.
  • Si l’ancienne maire PS reconnait des « failles » dans la prévention de ces faits, elle ne reconnaît pas de problème systémique.

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Scandale dans le périscolaire : l’onde de choc des violences sexuelles

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Il s’agissait d’une audition importante pour la commission d’enquête sénatoriale sur les violences sexuelles dans le périscolaire. Ce mardi 15 septembre, ses membres ont eu face à eux l’ancienne maire de Paris, Anne Hidalgo. Cette dernière est accusée par plusieurs élus et familles de victimes de n’avoir rien fait pour prévenir les violences et agressions sexuelles commises par des animateurs du périscolaire sur des enfants dans plusieurs établissements et de ne pas avoir écarté les auteurs présumés du cadre scolaire. 

« Il n’y a pas d’excuses »

Devant la rapporteuse Agnès Evren et les autres sénateurs que composent la commission, Anne Hidalgo a d’abord reconnu le constat d’échec face au scandale du périscolaire : « Nous sommes ici devant vous aujourd’hui, c’est parce que nos institutions, mairie de Paris, collectivités locales, Éducation nationale, police, justice, malgré les actes posés et malgré la conscience réelle des abus sexuels dont sont victimes nos enfants dans notre pays, nos institutions ont failli dans la protection de nos enfants ». 

À plusieurs reprises, l’ancienne maire de Paris de 2014 à 2026 a admis l’existence de failles dans l’appréhension de ces infractions, sans pour autant reconnaître de problème systémique au sein de l’école. « S’il y a eu un nombre de victimes extrêmement important, c’est qu’il y a eu des failles. C’est un échec collectif. » Cette dernière a ainsi jugé qu’il fallait désormais « mettre des garde-fous pour éviter que des prédateurs ne s’en prennent aux enfants ». En fin d’audition, Anne Hidalgo a également confessé : « Je n’ai pas rencontré » les familles des victimes en 2025 « et je le regrette. (…) Il n’y a pas d’excuses ».

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Interrogée sur les constats d’un rapport établi en 2015, qu’elle dit avoir lu, l’ancienne édile a confirmé que la moitié des recommandations qu’il contenait n’avaient pas été mises en œuvre. « Ma consigne a toujours été très claire : un signalement suppose de sortir l’agent, de le mettre dans une procédure disciplinaire », a-t-elle plaidé. 

Anne Hidalgo a également affirmé ne pas avoir eu connaissance des agissements d’agents de la ville de Paris, qui ne procédaient pas aux signalements automatiques des animateurs suspects lorsque des enquêtes étaient ouvertes en parallèle. « La consigne était de systématiser (les signalements) mais elle n’a pas été suivie » entre 2021 et 2025. « Ils ont considéré que ça faisait doublon, ils ne m’en ont pas informée », a-t-elle indiqué tout en se disant « en désaccord avec cette pratique ».