La transmission d’entreprise, une urgence ! Pas un scoop car cela fait plus d’une dizaine d’années que le sujet préoccupe l’écosystème entrepreneurial. D’ici à 2030, environ 370 000 entreprises françaises seront à transmettre. 

Histoire de dresser un état des lieux du sujet dans la région, la CCI Grand Nancy Métropole Meurthe-et-Moselle avec Réseau Entreprendre Lorraine et le soutien de Bpifrance a réalisé une enquête auprès de 168 cédants, repreneurs et experts. 

Cette enquête va servir de fil rouge pour la future rencontre des Repreneuriales, les Rencontres de la transmission-reprise d’entreprise annoncée le 7 octobre prochain dans les locaux nancéiens de la CCI Grand Nancy Métropole Meurthe-et-Moselle (programme complet sur le https://repreneuriales-2026-cci-nancy.netlify.app/#accueil).

«La transmission des entreprises est un impératif pour la vitalité du territoire et le maintien de l’emploi. Pourtant, l’enquête menée met en lumière un paradoxe. Si la priorité numéro un des cédants est d’assurer la pérennité de l’entreprise et la sauvegarde des emplois (73%), la moitié des cédants n’ont jamais fait réaliser d’évaluation professionnelle de leur structure et plus de la moitié se déclarent encore comme « l’homme clé » indispensable à leur activité», constate la chambre consulaire. 

Constat et interrogations

L’enquête révèle un décalage de valorisation persistant : «70 % des experts de la transmission estiment que le cédant surestime la valeur de son entreprise, observant un écart de 10 à 25% entre le prix espéré et la réalité du marché». 

L’importance du facteur humain : «la première difficulté rencontrée lors des négociations est la relation entre le cédant et le repreneur, suivie par l’obtention de données claires pour évaluer la cible».  

La stabilité avant la croissance : «après le rachat, la contrainte prioritaire des repreneurs est de rassurer les salariés (47%). Si 59% des acquéreurs visent la croissance, la majorité (56%) constatent d’abord une phase de stabilisation du chiffre d’affaires».

Le vivier féminin encore sous-représenté : «seules 18% des reprises réalisées le sont par des femmes, bien que 92% des cédants affirment n’avoir aucun préjugé et être prêts à transmettre à une repreneuse».

Un manque de lisibilité : «56% des opportunités sont encore trouvées via des canaux informels (bouche-à-oreille), les repreneurs jugeant l’écosystème d’accompagnement riche mais parfois morcelé et complexe».

La rencontre du 7 octobre s’appuiera sur ces constats pour apporter les meilleures clés au travers d’une douzaine d’ateliers avec le témoignage d’une quarantaine de chefs d’entreprise.