Lors des Journées du patrimoine, samedi 19 septembre, Agen a attiré de nombreux passionnés d’histoire. Des visites guidées ont permis de découvrir des sites emblématiques comme l’église des Jacobins, la préfecture et la chapelle du collège Chaumié. Ces lieux, témoins de l’histoire locale, ont accueilli des centaines de visiteurs.

Les lieux incontournables d’Agen comme l’église des Jacobins, la chapelle du collège Chaumié et la préfecture ont attiré de nombreux amoureux d’histoire et de patrimoine, samedi 19 septembre, tout au long de la journée.

Nathalie Philemont-Montout, médiatrice du musée des Beaux-Arts d’Agen, a assuré les visites des vestiges du couvent des Jacobins qui fut édifié au XIIIe siècle par l’ordre mendiant des Dominicains afin de résister à la montée du catharisme. De l’ancien couvent, seule l’église subsiste. Son austérité, caractéristique de l’ordre des Dominicains, réserve toutefois plusieurs éléments architecturaux remarquables, comme les belles voûtes palmiformes et de surprenantes peintures intérieures polychromes.

De la reine Margot qui transforma le couvent en véritable citadelle aux révolutionnaires qui y rédigèrent les cahiers de doléances en 1789, cet édifice religieux aujourd’hui désacralisé, a été le théâtre de plusieurs événements majeurs de l’histoire de la ville.

L’Épiscopat devenu préfecture et marché aux vins

Par groupe de 25 à 30 personnes, les visiteurs ont été également nombreux à parcourir l’immense bâtisse dont la construction, de 1775 à 1783, fut décidée par l’évêque d’Agen, d’Usson de Bonnac. En 1808, Napoléon Ier y séjourna avec Joséphine de Beauharnais et décida que s’y installerait la Préfecture. Bruno André est le 76e préfet à occuper actuellement ces bâtiments dont les sous-sols abritèrent jusqu’à 700 barriques et où se déroulaient des marchés aux vins.

Les participants à cette Journée du patrimoine n’ont pas raté l’occasion de visiter également la chapelle du collège Chaumié, vestige du couvent des Carmélites, édifié au XVIIe siècle. Elle dispose d’un retable baroque, qui retrouvera son immense tableau « Sainte Thérèse d’Avila en extase », du peintre toulousain Despax (1710-1773), une fois que sa conservation (présence de termites) aura été assurée. Adrien Enfédaque, conservateur du musée des Beaux-Arts d’Agen, a guidé une passionnante visite, mettant en exergue de rares peintures murales et insistant sur le fait que cette chapelle conserve encore de nombreuses richesses insoupçonnées.

Avec les familles qui sont parties sur les traces de l’inventeur agenais de la photographie couleur, Louis Ducos du Hauron, ce sont des centaines de personnes venues de tout le Lot-et-Garonne et des départements voisins qui ont découvert plusieurs éléments remarquables du riche patrimoine architectural agenais.