Par

Mathias Souteyrat

Publié le

21 sept. 2026 à 10h40

Sept personnes d’un réseau de revente de produits stupéfiants ont été interpellées par les gendarmes de la Loire le dimanche 13 septembre 2026. Un détenu de 22 ans incarcéré provisoirement pour meurtre est suspecté de piloter le réseau depuis sa cellule de la maison d’arrêt à Saint-Étienne. Le procureur de la République de Roanne, Xavier Laurent, en dit plus sur cette affaire.

« Fish 42 »

Le 13 septembre 2026 au soir, quatre individus, dont trois femmes et un homme, sous surveillance, ont été impliqués dans un nouvel approvisionnement de 300 g de cocaïne de Saint-Étienne vers Roanne.

Ils ont été arrêtés alors qu’ils s’apprêtaient à conditionner le produit en vue de sa revente.

« Au cours des jours suivants, deux autres individus, également identifiés au cours des surveillances humaines et techniques, ont été à leur tour interpellés », précise le procureur.

Cette affaire résulte du recoupement de plusieurs procédures, jugées depuis la fin de l’année 2025 et révélant l’action, dans l’agglomération roannaise et à l’aide de canaux numériques notamment sur Snapchat, d’un réseau de revente de cocaïne intitulé Fish 42.

Procureur de la République de Roanne

Un détenu de 22 ans incarcéré provisoirement pour meurtre suspecté

Cette phase d’interpellations, menée par la brigade de recherches de Roanne, a engagé une trentaine de militaires de la compagnie.

L’information judiciaire est ouverte sous les qualifications de transport, détention, offre ou cession, acquisition de stupéfiants, participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation de délits punis de 10 ans, blanchiment du produit d’un trafic de stupéfiants, remises illicites à détenu et recel de cette dernière infraction.

Les investigations ayant permis d’établir que la direction du réseau de vente a été assurée depuis le centre pénitentiaire de Saint-Etienne-la-Talaudière, un détenu de 22 ans incarcéré provisoirement pour meurtre, et suspecté d’avoir tenu un rôle de donneur d’ordre dans cette affaire, a été également extrait et placé en garde à vue.

Justice roannaise

Des placements en détention provisoire

Les mesures de garde à vue de trois suspects ont été levées avec convocation pour interrogatoire ultérieur devant le magistrat instructeur.

Quatre des protagonistes, deux hommes et deux femmes, ont été présentés sous escorte les 17 et 18 septembre 2026.

Ils ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Les investigations sont destinées à se poursuivre sur commission rogatoire, et les personnes mises en cause dans le cadre de cette affaire sont présumées innocentes.

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