Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce lundi 21 septembre 2026, au 1.671e jour du conflit.

Le fait du jour

Comme on pouvait s’y attendre compte tenu de l’absence d’opposition, le parti du président Vladimir Poutine, « Russie Unie », a remporté un nombre record de sièges lors des élections législatives, selon les résultats préliminaires lundi au terme de trois jours de vote marqués par des attaques sans précédent de Kiev.

Face au parti du Kremlin, seules des formations soutenant à des degrés divers Vladimir Poutine et la poursuite du conflit en Ukraine ont été autorisées à participer. Le seul parti ouvertement opposé à la guerre, Iabloko, avait été écarté. Le scrutin de vendredi à dimanche s’est déroulé également dans les territoires d’Ukraine contrôlés et annexés par la Russie.

Le Kremlin s’est félicité lundi des résultats de « Russie Unie », en estimant qu’ils « témoignent d’un niveau exceptionnel de cohésion de la société russe autour du chef de l’État ».

L’Union européenne a dénoncé des législatives russes n’ayant qu’un « vernis de démocratie ». Le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Norvège ont, eux, accusé la Russie d’avoir organisé un « simulacre d’élections » dans les territoires ukrainiens occupés, dénonçant une « violation flagrante de la souveraineté et de l’indépendance » de l’Ukraine.

La déclaration du jour

« Qu’est-ce qui a changé ? Rien. Une radiation est inacceptable et enverrait un mauvais signal à Moscou au moment même où la pression doit s’intensifier »

Les paroles sont signées Andriï Sybiga ce lundi. Le chef de la diplomatie ukrainienne s’inquiète en effet du possible retrait de la liste de sanctions de l’Union européenne de l’oligarque russo-ouzbek Alicher Ousmanov et de l’homme d’affaires russe, Mikhaïl Fridmande.

Il faut dire que l’Union européenne a trouvé un accord de principe pour lever ses sanctions contre deux oligarques russes, à la demande de la France et du Luxembourg, après une négociation difficile qui permet toutefois de renouveler le reste des sanctions visant la Russie, ont indiqué des diplomates.

L’accord de principe doit encore être définitivement confirmé par les 27 pays membres de l’UE ce lundi soir

La tendance

Emmanuel Macron, qui s’apprête à rencontrer Donald Trump lundi soir à New York, a prévu de lui parler « en toute franchise » pour essayer de « l’orienter vers les bonnes décisions » s’agissant notamment de l’Ukraine, a indiqué l’entourage du président français.

Sur ce dossier, il s’agira pour Emmanuel Macron de tenter de convaincre son homologue américain de « maintenir l’effort de soutien à l’Ukraine » et de « renforcer la pression à exercer sur la Russie », a poursuivi la même source. L’entretien est prévu à 23h35 heure française.

Les Européens demandent aux Etats-Unis de rester pleinement engagés dans un règlement du conflit, avec une participation américaine aux négociations aux côtés de l’Ukraine et de l’Europe. Ils réclament également des garanties de sécurité, c’est-à-dire un engagement américain suffisamment solide pour dissuader une nouvelle attaque russe après un éventuel cessez-le-feu.

Le chiffre du jour

15.000. C’est le nombre de soldats américains que la Pologne souhaite accueillir sur son territoire, a déclaré lundi son vice-ministre de la Défense. « Nous parlons d’un objectif de 15.000 soldats », a indiqué Stanislaw Wziatek à la chaîne RMF FM, précisant que ce contingent comprendrait environ 10.000 soldats en rotation ainsi que « 3.500 à 5.000 » stationnés en permanence. La Pologne accueille actuellement entre 6.500 et 7.000 soldats américains en rotation, selon lui.

Le président américain Donald Trump a vanté jeudi des « progrès majeurs » vers l’établissement d’une base militaire américaine permanente en Pologne, alors que son administration a lancé un réexamen de la présence militaire américaine en Europe.

Selon le ministre polonais, la force américaine envisagée serait « constituée par étapes » d’ici 2039.