À la barre du tribunal, la jeune espagnole s’est effondrée. Victime d’un arrachage de collier au milieu de ce caniculaire été 2026 dans le centre-ville de Marseille, elle a raconté devant son agresseur silencieux dans le box la perte irremplaçable qu’il lui avait infligée. La chaîne volée, qu’il disait avoir jetée dans une poubelle ensuite, appartenait à son père disparu. Percluse de culpabilité d’avoir laissé échapper ce précieux souvenir de famille, elle ne s’en remet pas.
Des arracheurs de colliers, le tribunal correctionnel de Marseille en a vu passer beaucoup en audiences de comparutions immédiates cet été 2026, laissant craindre le retour fracassant dans le centre-ville d’un délit qui avait tourné au fléau dans les années 2010. Fin juillet, un Algérien avait fait les gros titres en avalant, juste avant de se faire interpeller, la chaîne qu’il avait arrachée au cou d’une dame à la station de tramway Belsunce Alcazar. Quelques jours plus tard, le 10 août, deux malfrats avaient suivi un septuagénaire depuis la place Castellane jusqu’au boulevard Salvator, l’avaient plaqué au sol en pleine journée devant l’étal d’un fleuriste pour lui dérober ses bijoux. Cinq jours après cet…