Loire Forez agglomération appelle tous ses habitants à la sobriété au robinet. Au 18 septembre 2026, un quart des communes alimentées par la collectivité (20 sur 79) était en risque de rupture imminente d’alimentation en eau potable.
Dans l’agglomération Loire Forez, la pluie se fait désespérément attendre. Un quart des communes risque une rupture d’alimentation imminente en eau potable (20 communes sur 79), car les ressources sont de plus en plus limitées à cause de la sécheresse. Des moyens exceptionnels ont été déployés ces dernières semaines pour éviter des coupures, comme une interconnexion au réseau montbrisonnais en urgence à Marcilly-le-Chatel, mais aussi le remplissage de réservoirs de plusieurs communes situées en altitude (Verrières-en-Forez, Saint-Bonneau-le-Courreau) par camions citernes.
N’ouvrir le robinet que pour l’essentiel
Malgré ces interventions, la tension sur le réseau en eau potable perdure. « On ne va pas tourner autour du pot : si les consommations actuelles en eau ne baissent pas, on sera à la rupture d’ici quelques semaines », lâche Christophe Bazile. Le président de Loire Forez agglo lance donc un appel à la sobriété. La consigne est simple : n’ouvrir le robinet que pour l’essentiel. C’est à-dire boire, les repas, l’hygiène et la santé.
« J’étais particulièrement agacé de voir ce weekend une file de voitures dans une station de lavage; on sent que les esprits ne sont pas prêts et malheureusement il ne faudrait pas qu’ils soient prêts le jour où il n’y a plus d’eau au robinet », poursuit Christophe Bazile. Il assure que la collectivité n’a pas traîné sur la question de l’eau -dont elle a récupéré la compétence en 2020 – en lançant des projets d’ampleur, comme de nouvelles interconnexions au réseau, ou l’extension de la station de potabilisation de Pleuvey à Savigneux, sur le canal du Forez. Une fois les travaux terminés, le site doit permettre d’alimenter en eau 45.000 personnes en plus, indique la vice-présidente déléguée à l’eau et aux rivières, Stéphanie Fayard. Mais ce ne sera qu’en 2028.
Station mobile dans le secteur de Boën
« Chaque mètre cube compte, donc chacun doit se responsabiliser; il faut arrêter de prendre trois douches par jour », poursuit la vice-présidente, en montrant les panneaux distribués aux communes où la situation était la plus critique ces dernières semaines. Des panneaux montrant une terre craquelée par le manque d’eau, avec le message « alerte sécheresse ».
La prochaine intervention pour tenter de limiter le risque de coupure d’eau est prévue dans le secteur de Boën-sur-Lignon, avec l’installation d’une station mobile de traitement des eaux la semaine du 28 septembre. Cette station doit permettre de faire venir de l’eau depuis le canal du Forez, qui est deux fois plus sollicité que d’habitude en ce moment pour la production d’eau potable. Une intervention inédite sur le territoire forézien. Et pour cause : c’est le type d’installation mis en place pour rétablir l’alimentation en eau après un tremblement de terre.