La grogne lycéenne, qui a commencé en Île-de-France la semaine dernière, a gagné le département du Rhône, lundi matin. Quatre lycées de l’Est lyonnais ont fait l’objet de tentatives de blocages qui ont échoué, a appris Le Progrès.

Le mouvement s’est accompagné de débordements, au moins à Bron et Villeurbanne. Sept interpellations ont été menées pour des jets de projectiles en direction des forces de l’ordre et pour au moins un feu de poubelle.

Les actions ont débuté peu avant 8 heures et le début des cours, aux lycées Jean-Paul-Sartre à Bron, Charlie-Chaplin à Décines-Charpieu, Robert-Doisneau à Vaulx-en-Velin et Frédéric-Faÿs à Villeurbanne. Des mortiers d’artifice ont été tirés à l’intérieur même du bâtiment de ce dernier établissement durant la matinée.

Quatre personnes ont été légèrement blessées au cours des événements. Une élève aurait été touchée par un tir de mortier d’artifice lancé par un manifestant. Elle aurait un temps perdu connaissance avant d’être prise en charge par les secours en urgence relative, sans que son état de santé n’inspire d’inquiétude. Une autre élève aurait été incommodée par du gaz lacrymogène employé par la police ou par de la fumée d’artifices utilisés par des jeunes.

Vers un deuxième acte mardi ?

Les forces de l’ordre ont fait usage à quatre reprises de “moyens de force intermédiaire” pour ramener le calme, a indiqué une source sécuritaire au Progrès , sans qu’on ne sache s’il s’agit uniquement de lacrymogènes. Aucune blessure liée à l’emploi d’un lanceur de balle de défense (LBD) n’a toutefois été recensée par les différentes sources sécuritaires interrogées, contrairement à des propos avancés notamment par des enseignants à Villeurbanne évoquant une élève blessée à la tête.

Le retour au calme a eu lieu avant le début d’après-midi, lundi, dans les quatre lycées. À Bron, les forces de l’ordre ont notamment œuvré pour libérer rapidement des voies de tramway et sécuriser le public jeune se trouvant aux abords.

L’Union syndicale lycéenne, la principale organisation des lycéens, appelle au blocus de lycées partout en France ce mardi, pour dénoncer un manque d’enseignants et de moyens ou encore des classes surchargées. Le mouvement pourrait ainsi gagner de l’ampleur.