Hormis le lycée Alfred-Mézières de Longwy, aucun des lycées meurthe-et-mosellans n’a connu de blocage pour ce mardi de contestation. Minoritaire et surtout trop peu nombreux, le groupe de lycéens qui a tenté un blocage au lycée Loritz, ce mardi matin, s’est finalement résigné.

Tout l’inverse des syndicats étudiants UNEF et FSE qui ont bloqué, dès le début de matinée, l’accès aux bâtiments du campus Lettres et sciences humaines, finalement fermés toute la journée. La trentaine d’étudiants militait contre les droits d’inscription différenciés des étudiants extracommunautaires ainsi que de la restriction de leurs droits aux APL.

Ces syndicats étudiants alertaient aussi sur la dégradation de la situation budgétaire de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Pour rappel du rapport des Assises du financement des Universités, l’État a consenti à un effort budgétaire de +26 % aux Universités sur la période 2017-2025. Un laps de temps durant lequel les charges des universités ont, elles, bondi de 37 %. Pour l’Université de Lorraine, cela se traduit par une grande incertitude sur l’existence de son fonds de roulement du prochain exercice budgétaire.

Le périscolaire aussi…

Du côté de Nancy, les écoles maternelles et élémentaires ont été moins heurtées que les services périscolaires. Les familles concernées par les fermetures ont été prévenues via la plateforme numérique One ou avec un affichage devant l’accueil du périscolaire. Trois des 44 écoles publiques de Nancy (Marcel-Leroy, Stanislas et Didion) ainsi que trois structures de la petite enfance (multi-accueil Bodson, Boudonville et la crèche Wunschendorff) étaient fermées ce mardi.

Les deux tiers des restaurants scolaires de la ville étaient aussi fermés, mais un service de repas pique-nique avait été installé dans 11 de ces 20 cantines fermées.

L’accueil périscolaire a lui aussi connu des perturbations que la municipalité a tenté d’amortir en ouvrant, comme en pareille circonstance, un service minimum à Gentilly, au centre de loisirs Paul-Friederich.