Placé en détention provisoire le 23 septembre dernier, Mounim Sabhi, le créateur de la « Team du Château » a fait appel en vain de son incarcération devant la chambre de l’instruction d’Orléans. Lors de l’audience qui s’est tenue jeudi 1er octobre, il a été rappelé que le créateur de contenus fait l’objet d’une enquête ouverte en avril dernier au commissariat de Vendôme. Une résidente du château de Saint-Gervais le met en cause et l’accuse d’avoir abusé de la faiblesse de plusieurs SDF et autres personnes fragiles qui ont participé à ses « live » diffusés sur les réseaux sociaux.

Le témoin mentionne des scènes de violence et d’humiliation comme des jets de tasse d’eau froide au visage, des rasages de tête, des moqueries, une gifle à un homme alcoolisé. L’influenceur aurait fait signer à une dizaine de résidents un droit à l’image d’une durée de dix ans. Le mis en cause se compare à un « amuseur public à la Coluche, divertissant et bienveillant, sans violence ».

« Dénonciations excessives à la Clochemerle »

Son conseil, Me Henri de Beauregard, déplore des « dénonciations excessives à la Clochemerle alimentées par des articles de presse ». « Une des quatre plaintes a été retirée, ce qui démontre leur versatilité. » L’avocat a sollicité une remise en liberté du quadragénaire sous contrôle judiciaire et, si nécessaire, un éloignement de Blois assorti d’une interdiction d’usage des réseaux sociaux.

Le ministère public s’est opposé à son retour à la liberté pour éviter toute pression ou menaces sur les personnes vulnérables qui ont figuré dans ces vidéos scénarisées. La cour a maintenu l’influenceur en détention jusqu’à son procès prévu le 19 novembre.