CRITIQUE – Les débuts d’une jeune peintre dans le New York des années 1950, à l’époque où cocktails, vernissages, spectacles, avant-premières et soirées rendaient la vie palpitante.
C’est comme si on y était. New York 1951. Sasha Cross débarque à Manhattan. Elle rêve d’être peintre. Le moment est bien choisi. L’avant-garde en est à ses balbutiements. Elle choque encore les puristes. Autour d’elle, les conversations bourdonnent de noms comme Joan Mitchell ou de Kooning. Sasha est une fille intègre. Elle a des principes. Pas question d’accepter des compromis, de travailler pour la publicité. June, sa colocataire, est actrice. Elles s’encouragent mutuellement.
Sasha est cleptomane sur les bords. Elle vole une pomme, un transistor, n’importe quoi. Cela met un peu de piment dans le quotidien. Dans ce milieu, la concurrence est rude. Heureusement qu’elle a rencontré Leo Dunbar. Ce critique la prend sous son aile. Est-ce vraiment une chance ? Il a vingt ans de plus qu’elle, une cicatrice dans le dos (« un cadeau de ma première femme »). Ses articles font la pluie et le beau temps. On le craint, le redoute, le méprise. De Picasso, il dit : « Cet artiste autrefois…
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 63% à découvrir.
Vous avez envie de lire la suite ?
Débloquez tous les articles immédiatement.
Déjà abonné ?
Connectez-vous